
Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée.[Antoine de Saint-Exupéry]
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l’ensoleillement dont ils ont joui.[Hector Saint-Jean-de Crèvecoeur]
Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l’intuition ; l’intuition est une illusion pour l’idée pure ; l’idée pure est une illusion pour l’être. Dieu est le mensonge suprême.[Fernando Pessoa]
February 23rd, 2011 Posted in apparence, Casablanca, chimère, clarté, connaissance, contour, coucher soleil, doute, ensoleillement, erreur, explication, fantasme, fantôme, flambeau, flamme, génie, gloire, idée, illumination, illusion, information, inquiétude, irréalité, jour, Lampe, Live !, lueur, Maroc, mensonge, mirage, Moroccan, morocco, mystère, nuit, obscurité, ombrage, Ombre, opacité, oubli, phare, précision, reflet, renseignement, rêve, rêverie, savoir, secret, semblant, silhouette, songe, soupçon, splendeur, tromperie, utopie, Ville marocaine, vision Tagged feu, image, soleil

Qui est plus utile, le soleil ou la lune ? La lune, bien entendu, elle brille quand il fait noir, alors que le soleil brille uniquement quand il fait clair.[Georg Christoph Lichtenberg]
Méditez sur la lumière. Premièrement vous êtes la lumière. Ensuite la lumière est en vous. Enfin, vous êtes la lumière.[Sathya Sai Baba]
Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d’angoisse que les ténèbres d’où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière.[Paul Guimard]
February 8th, 2011 Posted in air, assilah, circonstance, clarté, climat, connaissance, date, de temps en temps, durée, elmaghrib, en temps réel, ensoleillement, explication, flambeau, flamme, fois, génie, gloire, heure, illumination, information, jadis, jour, Lampe, loisir, lueur, Maroc, Marocaine, medina, medina marocain, moment, Moroccan, moroccan medina, morocco, occasion, old city, paysage, période, phare, précision, prendre du bon temps, renseignement, savoir, siècle, splendeur, température, vent Tagged feu, soleil

Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée.[Antoine de Saint-Exupéry]
Rêver, c’est franchir les frontières du monde physique, c’est entrer dans la lumière pure, c’est être illuminé et donc illuminer le monde à l’intention d’autrui.[Shashi Deshpande]
Je préférerais dire que l’univers est signicatif, avec des phases de mystères et de vides apparents plutôt que sans signification avec des phases de certitudes apparentes.[Chaïm Potok]
January 30th, 2011 Posted in accoutrement, air, allure, apparence, apparence extérieure, apparence trompeuse, Art et Graffiti, aspect, chimère, clarté, connaissance, contour, dehors, doute, ensoleillement, explication, extérieur, façade, fallacieux, fantôme, faux semblant, fier aux apparences, figure, flambeau, flamme, génie, genre, gloire, idée, illumination, illusion, impression, information, inquiétude, jour, Lampe, lueur, mine, mystère, nuit, obscurité, ombrage, opacité, oubli, phare, physionomie, physique, précision, reflet, renseignement, représentation, savoir, secret, semblant, silhouette, simulacre, soupçon, splendeur, style, surface, tournure, trompe l'oeil, visage, visible, vision, vraisemblance Tagged feu, image, soleil

Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée.[Antoine de Saint-Exupéry]
Méditez sur la lumière. Premièrement vous êtes la lumière. Ensuite la lumière est en vous. Enfin, vous êtes la lumière.[Sathya Sai Baba]
Un peintre c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence.[Christian Bobin]
January 27th, 2011 Posted in abri, Art et Graffiti, azur, barrière, beigne, blessure, ciel, clarté, cloison, clôture, combinaison, connaissance, construction, coup, débutant, ecchymose, enceinte, ensoleillement, explication, flambeau, flamme, fossé, génie, gloire, illumination, information, jour, Lampe, lueur, muraille, nouveau, novice, obstacle, paroi, phare, précision, rempart, renseignement, savoir, splendeur, tache, vert Tagged feu, soleil

Les esprits d’élite discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes.[Jules Romains]
Un peintre c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence.[Christian Bobin]
Plus claire la lumière, plus sombre l’obscurité… Il est impossible d’apprécier correctement la lumière sans connaître les ténèbres.[Jean-Paul Sartre]
January 17th, 2011 Posted in ange, Art et Graffiti, caractère, cerveau, clarté, compréhension, connaissance, conscience, consulter, déchiffrer, décoder, découvrir, démon, dépouiller, deviner, dévorer, dire, discernement, discerner, disposition, ensoleillement, entendement, esprit libre, esprit maléfique, esprit pur, explication, expliquer, fantôme, feuilleter, flambeau, flamme, génie, gloire, humeur, Humour, illumination, imagination, information, ingéniosité, intelligence, interpréter, jour, jugement, Lampe, lueur, malice, mânes, mentalité, parcourir, pénétrer, pensée, percer, phare, précision, raison, reflexion, relire, renseignement, repérer, savoir, simple d'esprit, spectre, splendeur, tempérament, tête, traverser l'esprit, verve, voir Tagged feu, soleil
January 22nd, 2009 Posted in amateur photographer Tagged amateur photographer, coucher, el, flickr, hot, la, me, ol, people, photo, photos, pictures, set, soleil, sun, sunset
galeopics posted a photo:

1. You are not solitary., 2. Close to you, 3. 38450005, 4. ., 5. Carol, 6. enjoy your stay wherever, 7. bunny, 8. Untitled, 9. Untitled, 10. Untitled, 11. _17I1308.jpg, 12. Untitled, 13. Just how deep do you believe?, 14. Untitled, 15. rachelle, 16. holga (lala) et les bottes en plastoc, 17. Enez Houad, 18. Archimedes figuring it out, 19. Rain Over Saint-Malo Bay, 20. Saddam, 21. *, 22. Untitled, 23. You showed me how to walk, how to take life one step at a time. You taught me everything I know, I look up to you, and love you. Why did you have to go?, 24. As time goes on, memories fade., 25. Mon coté "fille", 26. Untitled, 27. holga (lala) jules sous le soleil exactement, 28. Thoughts of the things yet to be, 29. Untitled, 30. 03, 31. 01, 32. 06′, 33. Do you ever think about it?, 34. lily, 35. Olivier #5, 36. Olivier #3
Created with fd’s Flickr Toys.
October 23rd, 2008 Posted in photo, photographes tunisiens, picture, tunisian photographers Tagged car, close, ct, el, flickr, hell, hot, joy, la, lab, life, look, love, me, men, ol, olivier, one, people, photo, photos pictures amateur photographer, photos, pictures, q, rain, soleil, time, toy, up, us, vie, walk
cjmm has added a photo to the pool:

Moucharabiés à Sidi Bou Said
October 19th, 2008 Posted in photo, photographes tunisiens, picture, tunisian photographers Tagged arab, flickr, hot, ol, people, photo, photos pictures amateur photographer, photos, said, sidi, soleil
galeopics posted a photo:

Hier, Brad a reçu la visite de Jack. Ces deux-là se connaissent depuis toujours ou presque (plus précisément une cocasse affaire de revente de matériel tatapoumesque).
Même s’ils ne se voient pas souvent, ils ont toujours autant de plaisir à manger une pizza trop cuite, boire des bières tièdes, fumer des cigarettes en se racontant des histoires à deux balles.
Ils sont nostalgiques des nuits d’été passées dans ces tours à composer sur un vieux "4 pistes" des chansons pour des filles imaginaires. Depuis les baies vitrées de l’appartement à la moquette verte et aux murs … verts …, ils aimaient particulièrement les couchers de soleils inouïs sur la sortie de la ville, mettre un disque de pavement, american music club ou jason falkner, et se consoler de quelques dépits amoureux.
Reviens vite, Jack …
October 10th, 2008 Posted in photo, photographes tunisiens, picture, tunisian photographers Tagged coca, con, coucher, cul, el, event, flickr, gare, histoire, hot, image, la, man, me, men, mer, music, nuit, ol, people, photo, photos pictures amateur photographer, photos, q, route, soleil, son, tap, tour, us, vert, vie, ville, voie
Le photographe de moins de cinquante ans existe-il ?
Cents commentaires !!!
Celui qui se connecte à ce blog pourrait comprendre que les lecteurs se contentent de lire les chroniques sans broncher ! Il n’en est rien. Le système d’envoi de commentaires de Blogger ; le prestataire de service qui héberge ce blog, étant inefficace, certains lecteurs m’envoient leur commentaire directement à ma boite E-mail, d’autres me téléphonent ou attendent l’occasion de me rencontrer pour m’en parler. Une vingtaine de réactions en tout. La (fausse) chronique précédente fut le moins que l’en puisse dire appréciée.
Recherche appareil photo désespérément
Depuis une dizaine d’années j’ai abandonné le suivi de l’évolution des appareils photos. Je n’avais qu’une vague idée, je ne connaissais plus rien aux petites options mais demeurais au courant des grandes innovations. Aujourd’hui je me suis remis à jour. L’occasion – celle de chercher l’appareil qui convient – ne crée-elle pas le larron ?
Sur le créneau des réflexes numériques la concurrence fait rage entre les grandes marques : Nikon, Canon, Pentax, Sony et quelques autres se démènent comme des fous pour offrir au public des appareils perfectionnés. Mais justement que cherche le client Lambda ? Les services marketing de ces grosses firmes disposent de plusieurs archétypes – profil ou portrait robot – tel la célèbre Ménagère de moins de cinquante ans ? C’est elle qui commande l’état du marché, elle regarde la pub, gère le budget de la famille et décide des achats à faire, il était naturel de faire d’elle le public ciblé en priorité.
Dans le monde de la photo, il n’y a pas un seul client possible. Les laboratoires d’études créant un boitier pour une frange donnée d’utilisateurs : l’amateur occasionnel, l’amateur averti, le professionnel et l’expert. Il est logique de penser que ces types d’utilisateurs réservent un budget proportionnel à leur savoir-faire ou du moins à leur potentialité. Il n’est pas aussi erroné de penser que certains clients achètent des appareils dont les possibilités sont au-delà de ce qu’ils peuvent en tirer.
Après avoir jeté un coup d’œil sur l’état actuel du matériel, je me suis interrogé sur le futur des appareils photos. A quelles autres avancées allons-nous être témoins ? Anticipons !!!
Le Mammouth est plus gros appareil photographique jamais construit jusqu’Ã aujourd’hui.
Il mesurait quatre mètres de long avec un poids de 700 kg.
Il fallait jusqu’à quinze hommes pour le manÅ“uvrer.
Sa plaque de verre atteignait 650 kg, pour 3 m² de surface.
Construit à Chicago pour une société ferroviaire, il reçut le “Grand Prix Mondial” en 1900
lors de l’Exposition universelle de Paris.
Identification digitale
Le déclencheur d’un appareil photo pourrait être un identificateur d’empreintes digitales de l’opérateur, celui-ci en prenant une photo aura automatiquement sa signature digitale sur le fichier numérique. Avec un même appareil plusieurs opérateurs auront chacun sa signature, idéale pour des appareils à plusieurs utilisateurs (famille, agence, club, école de photo…). Safi, mon frère jumeau (celui qui a publié son premier roman, voir fausse chronique XXIX, cela lui fera une autre pub !!! ) pense qu’il sera plus judicieux de réaliser cette signature numérique par l’intermédiaire du viseur qui reconnaitra la forme unique de l’iris de l’opérateur. Effectivement le dessin de l’iris est plus singulier que les empreintes digitales…Cependant on prend aujourd’hui plus souvent des photos en visant et cadrant avec l’écran à cristaux liquide qu’à travers le viseur, au point que certain construction l’ont éliminé de leur produit. Certains ont raison de se plaindre de son absence car il permet une visée précise et confortable dans toutes les conditions. L’écran devient inutilisable dès que la lumière ambiante est plus intense que celle qu’il émet.
Transfert
La transmission des fichiers par satellite depuis le boitier vers n’importe quelle adresse IP sans passer par une carte mémoire sera d’une grande utilité au photographe qui gagnera en mobilité et indépendance. Le grand avantage serait évidemment le faite de ne pas devoir être à la merci de la taille de la carte mémoire. On connait la limite des moyens de stockage. Il y a une douzaine d’années j’avais un ordinateur qui disposait d’un disque dur d’une capacité de 40 Mo ! Avec un Windows (le 3.1), un office (version 5) et un jeu de simulation aérienne Flight Simulator (le 5).
Aujourd’hui ces mêmes logicielles font plus de 30 Go !!! Alors les cartes de 8 Go dites – aujourd’hui – à grande capacité ne le seront plus dans quelques mois, car les capteurs continueront à évoluer et les fichiers obtenus à grossir. La loi de Moore va d’ailleurs vite devenir caduque. La solution serait donc d’envoyer ces gargantuesques fichiers directement vers des banques de stockage plus étendues.
Échelle de sensibilité
Il s’agit ici non pas de la sensibilité du film ou du capteur mais de l’opérateur lui-même : cela pourrait s’appeler aussi échelle d’émotion ; terme qui englobe peur, joie, dégoût, horreur, bonheur… cette échelle graduée aussi bien en positif qu’en négatif servira à conserver une trace de l’état d’esprit du photographe au moment de la prise de vue. Vous vous êtes surement interrogé sur la manière d’obtenir cette mesure !!! Vous ne trouvez pas que j’ai trouvé l’idée (il parait que c’est le plus difficile à faire) c’est aux techniciens de Nikon ou de Canon de prendre la suite ? Je ne prendrai qu’un dollar par appareil construit de royalties sur les ventes !!!
Capteur Multigrade
Avec ce dispositif les capteurs n’auront pas une sensibilité constante, mais variable. Pour un paysage par exemple : les capteurs situés en haut seront moins sensibles puisque situés en face d’une plage lumineuse : le ciel. Alors que ceux situés en bas devront être davantage plus sensibles puisque devant une plage sombre. Cette innovation permettra une restitution plus fine des détails dans les ombres profondes en même temps qu’une fidélité pour les zones claires. En somme une Zone system numérique…si Ansel Adams était là il aurait sûrement approuvé (en m’envoyant un mail de félicitation !!!).
َAprès le GPS le gyroscope
Aujourd’hui plusieurs boîtiers sont équipés de la géolocalisation. Avec cette option, l’opérateur aura automatiquement avec chaque photo, données EXIF, les coordonnées géométriques, le lieu sera nommé au cas où le GPS serait muni d’une carte géographique précise. Il sera aussi intéressant d’ajouter la hauteur, l’inclinaison, la direction, la date et l’heure de la prise de vue. Ces données seront codées dans un métafichier insécable et indestructible puisque la moindre intervention le détruira inéluctablement. Ce fichier garantira à l’operateur – en plus de la signature digitale – son incontestable paternité.
Données EXIF
Propriétaire de l’image : Hamideddine Bouali
Lieux : 36°’47’ 46 82” N 10° 10 40 39′’ E : correspondant à La Place Barcelone-Tunis
Hauteur : 2, 564 m
Direction de l’axe de l’objectif /nord : 156°
Inclinaison de l’axe de l’objectif/horizon: +5° (objectif dirigé légèrement vers le haut : contre-plongée)
Date : 22 décembre 2008
Heure (GMT): 14h32’56’’
Capteur : 10 Mo
Fichier : 3876 Mo
Image : Raw et JPG (ratio 2/12)
Objectif : (zoom 55-200) focalisé à 76 mm
Ouverture : (5,6 – 32) ouvert à f/7,4
Temps de pose : (2 à 1/8000) réglé à 1/689 s
Émotivité (échelle allant de -5 à +5) : +4Objectif : Tamron (zoom 55-200) (Réf :1244553627721-2007)Appareil : Canon – EOS 450D (Ref :4357729900827663-2006)
Concours Lépine ou l’AISA Awards ?
Certains lecteurs vont surement trouver ces idées farfelues voir loufoques (regardez dans le dico ce n’est pas la même chose). c’est le tribut des visionnaires !!!
En 1890 Hurter et Driffield établissent une règle de détermination des temps de pose, elle ressemble à celle accompagnant les films argentique. Soleil brillant ciel bleu f/16 à 1/125 s…Malgré cette aide à la prise de vue, le Colonel Noverre, un amateur de photographie harcela la revue l’Amateur de Photographie de lettres exigeant l’abolition de tout calculs…L’artiste photographe n’avait que faire de la technique.
Trouvant cela une attaque délibéré contre ses recherches sur la sensitométrie, Hurter répliquant le 25 mars 1892 : « Si le colonel Noverre espère se servir d’un instrument à aiguilles pour lire infailliblement, comme sur une montre, le temps de pose exact ; s’il désire un mécanisme automatique enlevant et remettant automatique son bouchon d’objectif au bon moment, il faudrait qu’il attende longtemps »….longtemps ce la voulait dire pour ce cas moins d’une quarantaine d’années, car en 1931 les photographes pouvaient utiliser l’Electrophot, le premier posemètre. Ce longtemps fut un peu plus long pour avoir un « bouchon automatique ». En 1963 le Polaroid Automatique 100 disposa d’une cellule électrique qui fermait l’obturateur proportionnellement à la quantité de lumière réfléchie par le sujet.
Si on prend en considération le faite que la période séparant les découvertes de laboratoire de leur mise à la disposition au grand public ne cesse de s’amenuiser, on pourrait parier que si ces idées sont dignes d’intérêt le terme longtemps se calculera non pas en décades mais en mois.
Le photographe de moins de cinquante cela pourrait être moi !
L’essentiel dans un appareil photo demeure pour moi une facilité d’utilisation. Donnée toute relative d’ailleurs, chacun possède une certaine latitude d’apprentissage qui lui est spécifique. Certains conducteurs n’ont jamais évolué dans la maitrise de leur voiture, alors que d’autres à mesure qu’ils conduisent affines leur pilotage, négocient mieux les virages et estiment l’oreille le régime de leur moteur. Un appareil photo c’est un peu cela. Tous ceux qui sont en train de lire ces lignes et qui ont longtemps utilisé le même matériel savent de quoi je parle. Longtemps – plus d’une quinzaine d’années – je n’ai travaillé qu’avec un Nikon FG muni d’un 80-200 mm et d’un Olympus OM 1 équipé d’un 50 mm. Dans les artères de Tunis, à Aix-en-Provence, devant la Grande Arche de la Défense, dans la Médina de Fès ou chez-moi, je n’ai jamais eu à réfléchir sur leur réglage ; cela se faisait naturellement, j’allais dire : les yeux fermés !!!
Je n’ai jamais été un maniaque des objectifs hyper précis qui coutent la prunelle des yeux, alors que souvent on ignore que le film obtenu – ou le fichier produit – ne sera pas traité ultérieurement avec une égale qualité. Alors à quoi bon acquérir un objectif dont le pouvoir de séparation est très grand – donc très cher – pour en fin de compte voir son fichier traité par une tireuse industrielle qui ne restituera pas le nombre de ligne ? Je demeure convaincu que la première qualité d’un appareil photo c’est la fiabilité. Combien de déclencheurs bloqués, de carte mémoires grillées, de mise au point défectueuses ont fait rater la photo qu’il ne fallait justement pas manquer ?
La seconde qualité d’un matériel photo est son adéquation aux possibilités de l’opérateur. La démarche logique est celle de choisir l’appareil qui convient à la photographie que l’on pratique. Photographe de ville, mon sujet fut toujours l’homme dans la cité. D’autre part mes photographies – en noir et blanc – vont être destinées à être moyennement agrandies. En conséquence de quoi l’appareil qui me convient serait un petit reflexe numérique d’une dizaine de Mo, muni d’un zoom moyen, ayant une gestion optimale – dès l’enregistrement – d’images en niveaux de gris. Le plus difficile est maintenant de trouver parmi la dizaine de marques en concurrence celui qui remporte mon coup de cÅ“ur.
Hamideddine Bouali
16 septembre 2008
(*) Le Concours Lépine est la plus grande exposition d’inventions, où le sérieux cotoi le farfelu, l’AISA Awards et le prix européen du matériel photographique (boitier, objectif, accessoire, film…)
September 16th, 2008 Posted in AISA, Colonel Noverre, EXIF, Hurter et Driffield, le Mammouth, Lépine, Safieddine Bouali Tagged 2007, 2008, adam, amateur photographer, barcelone, bleu, canon, car, cat, chat, ciel, cité, color, con, construction, ct, cul, douz, ds, el, est, eurs, exposition, fall, Famille, family, fer, field, film, get, gros, Hamideddine Bouali, hats, hell, horizon, hot, ice, image, jeu, joie, la, la mer, lab, lac, Le Monde, light, local, long, lumière, main, man, march, marche, mars, me, men, mer, mouth, Nature, naturel, nikon, noir, noir et blanc, ol, one, paris, paysage, pet, petit, photo, Photographie, photos, pictures, place, plage, plaque, play, port, porte, portrait, pot, pub, public, q, rain, ran, rest, roman, sable, sens, sign, soleil, sombre, son, spot, Sujet, tabl, tag, time, tissage, train, Tunis, up, us, vert, vie, ville, voie, windows, xt, zoo, zoom
«Abdelhak Ouertani :< ?xml:namespace prefix = o />
Premier diplômé tunisien de photographie en 1894»
Dans une vie, il nous arrive de rencontrer des gens, dont on ne sait plus depuis combien de temps on les a rencontrés. Pour moi, Mohamed Bennani fait partis de ceux-là . Je ne me rappelle plus quand est ce que j’ai enjambé pour la première fois le pas de sa charmante maison. Dans ce patio ensoleillé où il lui arrive souvent de s’élancer – comme un gosse à qui on demande de ramener son adorable peluche – pour chercher un vieux livre de la chambre d’à côté. Son café turc servi brûlant, ou le thé – à volonté- à peine sucré ponctue des discussions toujours passionnées à propos de tous ce que qui concerne les livres, la photographie, la culture et l’histoire. L’Histoire que Mohamed Bennani respecte et se met en colère dès que l’on en parle sans références. Aujourd’hui Mohamed Bennani cultive un look assez particulier, j’hésite sur la ressemblance : de face il pourrait jouer le rôle d’Alfred Einstein, de profil il a du Robespierre dans le port de tête…en tout cas il ne vous laissera pas indifférent. Les étudiants le sollicitent pour son inestimable soutien moral et intellectuel, les autres pour sa bonhomie et son large savoir des livres et son intimité avec la Médina de Tunis. Les expositions « Anonymes » de la présente édition ainsi que celle consacrée à l’oeuvre de Mustapha Bouchoucha l’année précédente sont le fruit d’une collaboration enrichissante pour nous deux. J’ai profité de ces fréquentes visites pour l’interroger.
Hamideddine Bouali : « quelle est l’obsession du collectionneur ? ».
Mohamed Bennani : « je suis plutôt obnubilé par les vieux livres, mais en ce qui concerne les photos je suis en train d’apprendre leur langage, leur technique…C’est pour cela que je tiens à participer à cette manifestation, une occasion inespérée de rencontrer l’élite de la photographie tunisienne et des photographes étrangers non moins intéressants.
H.B. : « Collectionner est ce que c’est faire l’histoire d’une certaine manière? ».
M.B. : «Oui, effectivement, faire des recherches à propos des photographies, c’est bien les regarder : discerner les détails, localiser le lieu, situer la date, chercher l’auteur, trouver le procédé…c’est très instructif et assez passionnant. Souvent ce travail de longue haleine réserve de joyeuses surprises. Je suis sur les traces du premier tunisien diplômé en photographie. En 1894 (oui vous avez bien lu !) Abdelhak Ouertani part à Lyon – là où les frères Lumière ont établi leur usine – et en revient photographe. Il s’aventure dans le sud tunisien, direction le Soudan, avec le Marquis de Morès. Il succombe avec tous les membres de l’expédition à un dramatique guet-apens. Dix ans plus tard, des voyageurs qui vont sur les lieux du massacre, mettent la main sur des débris de plaques de verres photographiques au lieu dit El Ouatia ».
H.B. : « Ce Abdelhak Ouertani, dont vous m’avez souvent parlé, serait rien de moins que le premier photographe tunisien et arabe patenté, ce qui est une grande découverte pour tout ceux qui tentent de rédiger une histoire de la photographie tunisienne. De quels autres trésors disposez-vous ?».
M.B. : « J’ai le fonds entier de Gilbert van Raepenbusch (un photographe professionnel qui fut en activité en Tunisie dans les années cinquante et soixante), d’une importante partie du reporter photographe tunisien Kalaï et de l’intégralité des négatifs de Mohamed Ben Ammar Ben Youssef. L’édition précédente des Rencontres rendit hommage à Mustapha Bouchoucha dont je suis le dépositaire de la quasi-totalité de la photothèque. Et puis je dispose de quelques clichés du XIXe siècle de Garrigues et Soler.
H.B. : « Que pensez-vous des Rencontres après avoir assisté à trois éditions dont une fois comme exposant ? »
M.B. : « Les Rencontres ont su créer une ambiance sympathique, elles sont utiles pour connaitre les gens du métier, les tables rondes sont instructives, les soirées à Sidi Ali el Mekki succulentes…je souhaite une longue vie aux Rencontres et au et au travail des animateurs qui est unique en Tunisie ; diaporama, journal… sous oublier la qualité du catalogue édité chaque année et ce journal qui est d’un grand intérêt ».
Entretien paru dans le N° 4 du Corsaire
Quotidien des Rencontres Internationales
de la Photographie de Ghar el Melh
du 30 juin 2008
July 30th, 2008 Posted in 6e Rencontresde la Photographie de Ghar El Melh, Abdelhak Ouertani, Gilbert Van Raepenbusch, H. Bouali, Kalaï, M. Bouchoucha, Marquis de Morès, Mohamed Ben Ammar Ben Youssef, mohamed Bennani Tagged 2008, amateur photographer, arab, black, cat, color, con, ct, cul, ds, el, eman, est, eurs, exposition, family, Hamideddine Bouali, histoire, hot, joy, la, La Photographie Tunisienne, lab, lac, laisse, local, long, longue, look, lumière, lyon, main, maison, man, me, men, nb, ol, peluche, photo, Photographie, photos, photothèque, pictures, pie, pierre, plaque, port, porte, pot, q, rain, ran, red, report, Reporter, sidi, soleil, son, spot, station, tabl, tap, train, Tunis, tunisie, tunisien, us, vert, vie, xt
Citronnade, Nénetses et coup de soleil (suite et fin)
L’aventure du Corsaire
Pour la troisième année consécutive Ghar el Melh se voit affublé d’un quotidien, le seul organe de presse que ce village a connu. Évidemment cette feuille de chou est partiellement rédigée quelques semaines à l’avance. Avec tout ce qu’il y a à faire ou à superviser, il ne pouvait en être autrement. Et puisque je ne me voyais pas signer tous les articles que j’écrivais, je me suis amusé à attribuer à quelques un des auteurs différents. Mon père qui me relit et me corrige m’a ainsi fait remarquer que de mes deux filles – Jenaina (13 ans) et Fatma (11 ans) – c’est la benjamine qui fait le moins de fautes, en sachant pertinemment que le cancre en accords de verbes et en grammaire c’était bien moi ! Je suis allé cette année à Ghar el Melh en bus, et pour occuper mes deux charmantes filles, je leur ai demandé de lire chacune l’article qu’elles ont – soi-disant – rédigé. Ajoutant que : « au cas où on vous interrogerez vous trouverez quoi répondre ! ».
Écouter Fatma lire pour la première fois le mot « Da-gue-rré-o-ty-pe » dans un bus cahotant avec une chaleur caniculaire cela me rappelle la série de sketch d’Eric et Ramzy : « Ce soir nous allons ensemble apprendre un mot, ce mot nous ne le connaissons pas, ni vous ni nous…».
Le café en face du fort est devenu le siège de la rédaction du Corsaire. Tout le monde y a mit la main. André Marzuk a évité bien des lourdeurs en suggérant des raccourcis stylistiques à quelques minutes du bouclage. Ma sœur Houbeb (née Bouali) Khéchine – qui se vante d’être l’épouse et la sœur de deux réceptionnaires du prix nationale de la photographie – a joué aux reporters et ces trois enfants à l’intendance. Marianne a – entre une interview et une visite guidée – relu sans avoir eu le temps de tout corriger, d’où quelques coquilles.
Super Ali, Anissa joli cœur et Système imeD
Ali, coiffeur de son état, est là depuis les premières éditions. Affable, prévoyant…il te tend un café avant même de l’avoir demandé, une poignée de clous d’accrochage alors que les photos n’ont pas encore été encadrées, il est l’archétype du bénévole : il est là avant tout le monde et attend que l’on soit tous rentré pour quitter les lieux. Que ferions-nous sans notre super Mario ?
Elle est venue spécialement de Paris, pour être de la partie et soutenir son cher papa. Anissa Jabeur possède de son père l’art de la négociation, et de sa mère le sourire. Effectivement ces Rencontres sont en quelque sorte une affaire de famille, sinon cela ne marche pas. Anissa venait souvent me voir, et quand elle est à un mètre de moi je n’ai jamais deviné si elle va m’annoncer une bonne nouvelle ou alors l’imminence d’une catastrophe. Chaque manifestation a besoin d’une Anissa pour tempérer, atténuer et sauver une situation soit par un sourire dévastateur ou une diversion très diplomatique.
On lui a confié la responsabilité la plus courte en durée mais la plus difficile. Imed Belhassen s’est occupé de la restauration et du logement.
C’est la seule fois où le resto n’a pas eu de problème d’approvisionnement. Imed prévenait le cuistot : « aujourd’hui nous seront 36 à déjeuner et 41 à dîner », il ne se trompait que rarement et même si le compte n’était pas bon c’est que quelques uns ont mangé pour deux ! Populaire la soupe !
Le soir venu, le voir errer d’un bungalow à l’autre – avec sous le bras matelas et oreillers – essayant de loger tout le monde bien que le temps de sommeil pour la majorité d’entre nous se comptait non pas en heures mais en minutes, me faisait de la peine. Certain jour cela tiendrait du casse-tête d’une souris de laboratoire dans un machiavélique labyrinthe. Il s’en est sorti avec brio.
Astronomes ! À vos yeux
Aucune journée de travail n’était possible sans l’idée que cela finirait les pieds dans l’eau à Sidi Ali el Mekki. Ce moment de repos était nécessaire, après avoir tant discuté, marché, accroché des cadres, tapé sur le clavier, résolu des problèmes. Couché sur le dos – à même le sable – le spectacle, gratuit et d’une rare beauté, s’offrait à qui voulait le voir. Mon neveu, Mohamed Ali, féru d’astronomie, ne trouvait pas ses mots le premier soir. A Tunis ; La Grande Ourse, l’Étoile polaire, Alpha du Centaure étaient bien visibles mais ici à part les stars, les figurants aussi furent invités sur scène. Ils étaient – presque tous là – à se pavaner devant ce fabuleux décor, jouant au funambule sur la Voie Lactée…certaines ont perdu l’équilibre…vite un vÅ“u !!!
Le clair de lune éblouissant dans cette obscurité totale, donnait à la plage un éclairage féerique. Les couleurs n’étaient plus colorées, une agréable sensation de présence des êtres et des choses avait pris leur place. La meilleure preuve de cette impression, c’est la difficulté de se rappeler ces images là , il n’en reste que des émotions. Je me souviens avoir dit – alors que notre astre de la nuit était à son premier quartier : « tant que la photographie ne peut pas restituer cette atmosphère, il y aura toujours des moments à vivre et non à photographier ».
Parler et s’enrichir ou se taire et méditer
Dans ces nuits-là chacun avait son rituel. Certains étaient assoiffés de parler : je fus témoin d’une grande discussion à propos du pluriel de ciel. Ciels ou cieux ? Trente cinq minutes d’échanges d’idées lumineuses…dommage personne n’a pris note.
D’autres ont retroussé leur pantalon, trempant leur corps jusqu’au mollets et se sont dit : « je suis…ici » à l’instar de Hela ou de Hejer. Rabaa prit l’habitude de cheminer en longeant puérilement les premières vagues, Rania regardait l’horizon sans voir ni le ciel ni la mer…l’horizon comme simple ligne, l’horizon comme trait. Aux premières heures de la journée, Natalia noyait sa fatigue dans cette mer paisible, accueillante et régénératrice.
Fatal Erratum
C’est la première fois que l’on me confie la conception du catalogue des Rencontres. Le mois de mai fut intense en échanges – par e-mail – avec d’abord les membres du comité puis avec les photographes. La dernière semaine fut particulièrement chargée au point qu’il fallut communiquer plus rapidement par téléphone portable. Le catalogue fut prêt à temps et dès sa distribution on vint me voir pour les réclamations d’usage, la perfection n’est ni humaine ni de ce monde. Natalia Jaskula fut, de l’avis de tous, celle qui fut la plus lésée. Il aurait fallu bien évidement reconnaître son travail de prospection, de contact, de collecte et de transport des expositions des photographes polonais ainsi que celle de Susana Paiva. Son travail de scénographie – qui a donné aux Rencontres de l’année dernière et de cette année une très haute facture – aurait dû être particulièrement applaudi et noté sur la page de garde de cet ouvrage.
Dans le texte : « Déclarons la photographie d’utilité publique…et le photographe bienfaiteur de l’humanité », il fallait lire « il est temps de reconnaître l’incontournable rôle des commissaires d’exposition » et non « il est temps de reconnaître l’incontrôlable rôle des commissaires d’exposition ».
Autre malencontreuse coquille, dans la double page consacrée à Amine Messadi, un moment d’inattention a fait que dans sa biographie c’est le nom de Karim Maamri qui apparait. Qu’il nous excuse.
Peut-être un caprice de Marianne !
Marianne Catzaras s’est toujours réservé la rédaction du troisième texte de présentation du catalogue. Cette année, dans la précipitation des derniers jours avant le bouclage, Marianne m’envoie son texte par E-mail et oublie de le titrer. Après mes sollicitations, à la limite du harcèlement, elle m’envoie un texto ainsi libellé (je respecte l’exacte graphie) : « peut-être le courrier de marathon ». Avec l’innocence des enfants j’ai cru que tout le contenu du sms était le titre de son texte alors qu’en réalité elle hésitait encore et demandait mon avis !
Des lauriers pour Lilia
Lilia Benzid, membre du comité des Rencontres, n’a pas été présente autant qu’elle l’aurait voulu. Sa fille Salma passait son bac au moment des derniers préparatifs et attendait le résultat alors que les animations avaient commencé. Salma fut reçue avec une exceptionnelle « Mention très bien », et cela valait la peine de sécher les 6e Rencontres pour une aussi noble raison.
Effet Ghar el Melh !
Quant on lit les manchettes des quotidiens ou les Unes des journaux télévisés à propos des guerres qui se préparent, des haines qui se montent et du pseudo choc des cultures, il m’arrive de me demander qu’est ce qui se passe à Ghar el Melh pour que des individus venus de pays et de cultures différents, parlant différemment et ayant des croyances diverse arrivent à ce point à s’entendre ? Parce que – Polonais, Portugais, Libyens, Français, Tunisiens – on s’est d’abord aimé dès les présentations…alors naturellement on s’est compris. Est-ce bien cela l’effet Ghar el Melh ? C’est peut-être le ciel (de Ghar el Melh) qui nous unis, couvre et nous protège qui en est responsable…je l’ai déjà dit dans un texte paru dans le blog : nous sommes minuscules mais nous sommes là pour nous en rendre compte. Notre supériorité se situe dans cette conscience de soi (je plagie Blaise Pascal). Entre la pratique de la photographie, activité tout compte fait égocentrique et focalisante (certain vont me critiquer pour la formulation et le néologisme) et regarder l’immensité du ciel, nous nous sommes remis à notre vraie place.
Amarcord
Gaël Coto se rappelle sûrement la discussion que l’on a eu à -propos du cinéma de Fellini, lui préférant Fellini-Roma, moi Amarcord (io mi riccordo = je me souviens), l’un est l’autre sont une suite de souvenirs, d’anecdotes et d’histoires…avec le temps les uns sont enjolivés d’autres défigurés. Tous ce qui nous arrive depuis leur vécu – jusqu’à leur évocation aujourd’hui – les détient d’une certaine manière. Alors les Rencontres ont-elles étaient telles que je viens de les raconter ? Se sont-elles passées ainsi pour tous ceux qui y étaient présents.
Contrairement aux autres années, je n’ai fait aucune photo d’ambiance, préférant le faire avec mes yeux puis les enregistrant dans mon cœur. Si vous avez des instantanées des Rencontres en fichiers numériques – ou comme moi en fichiers émotions – n’hésitez pas à me les envoyer afin de constituer l’album de cette inoubliable réunion de famille.
Hamideddine-6e Rencontres
July 12th, 2008 Posted in photo blogs Tagged amateur photographer, cat, ciel, color, con, concep, concept, coq, corps, couleur, couleurs, Critique, ct, cul, ds, el, eman, enfant, enfants, est, eurs, exposition, fall, Famille, fer, feu, fun, Hamideddine Bouali, histoire, horizon, hot, ice, image, jeu, la, la mer, lab, lac, Le Monde, libye, Lilia Benzid, long, main, man, march, marche, me, men, mer, mère, Nature, naturel, nuit, ol, one, parc, paris, photo, Photographie, photos, pictures, pie, place, plage, plau, port, porte, pot, pub, q, ran, report, Reporter, rest, sable, sana, sens, sidi, sign, soleil, son, sourire, Souvenirs, sport, spot, station, tabl, tap, tour, Tunis, tunisie, tunisien, up, us, vie, view, villa, village, voie, xt
Déclarons la photographie d’utilité publique…< ?xml:namespace prefix = o />
et le photographe bienfaiteur de l’humanité !
Nous vivons des temps difficiles. Les avis de tempête se font de plus en plus fréquents. Les photographes subissent une dure fronde, harcelés par des accusations répétées et souvent diffamatoires. A Lausanne et à Paris deux expositions organisées simultanément déplacent la photographie du prétoire des témoins au banc des accusés.
A Paris
André Zucca (1897-1973), photographe inconnu, jusqu’à maintenant, du grand public se voit organiser une exposition d’une partie de son Å“uvre. “La vie des Parisiens au temps de l’occupation” est un album coloré – détail très important – d’images d’une période délicate de l’histoire de France. L’exposition eut un immense succès et dès que des voix se sont élevées pour réclamer son arrêt, l’affluence augmenta sensiblement.
Dresde horriblement anéantie, les insoutenables charniers béants, les abominables camps d’exterminations, le traumatisme de l’enfant du ghetto de Varsovie, la boucherie d’Omaha Beach sont les épisodes marquants de la seconde guerre mondiale faisant partie de notre mémoire collective, les documentaires filmés et les reportages photos en sont la représentation.
Notre Livre d’Histoire de la seconde guerre mondiale ne comporte aucune image facile à voir. Nous avons ainsi été conditionnés, pour finir convaincus qu’en temps de guerre, la vie est, constamment, insupportable. Les expressions de joie n’étaient visibles qu’à la Libération… drapeaux au vent, sourires de bonheur et discours faussement improvisés. C’est ce que, jusqu’à maintenant, on nous donnait à voir.
En effet, on a tendance à croire que pendant les conflits armés, le quotidien des pays en guerre et la vie des populations dominées sont toujours douloureux. S’il est vrai que l’absence de liberté est infernale, il n’en demeure pas moins que l’homme résiste de différentes manières à l’oppression. L’espérance que cela finira un jour, la débrouille et l’entre-aide permettent de survivre en attendant des jours meilleurs. On croit tous qu’aussi persistante soit-elle la pluie, le beau temps surviendra !
Cet espoir fait vivre.
Que croyaient ceux qui se sont sentis offusqués aujourd’hui en voyant les photos de Zucca ? Que de 39 à 45 ce n’étaient que bombardements, rafles, tortures et pelotons d’exécution ?
Les moments de grandes souffrances, les jours de deuil et les râles de désespoirs étaient précédés de cures de nonchalance salutaire et suivis par des promesses de lendemains de délivrance. Si ces photos étaient en noir et blanc, le constat en serait différent. Un chapeau rouge, une robe bleue, un ciel azur, une voiture marron, un visage rose…cela fait, pour certains, douteux en temps de guerre. La vie aurait dû être, selon eux, restituée en nuances de gris, grisâtre, grisaille…
Les uniformes, eux, sont toujours sombres, quel que soit le procédé photographique utilisé.
Quelle meilleure parade aux fausses lectures des photographies que l’exposition “Palestine, la vie tout simplement” qui a lieu en ce moment sur la Pont des Arts. Résultat d’une commande passée à deux photographes palestiniens, reconnus sur la scène internationale, Rula Halawani (invitée des Rencontres de Ghar El Melh en 2004) et Taysir Batniji. Michket Krifa, notre Michket, celle qui fut parmi nous lors des préparatifs des 4e Rencontres de Ghar El Melh est le commissaire de cette exposition. Des photographies de Palestiniens en train de vivre…n’est ce pas la plus valeureuse des résistances que d’être enceinte en temps de guerre, d’aller à l’école alors que la moitié de celle-ci fut bombardée la veille, de plonger dans une piscine à quelques heures d’un couvre-feu. Il n’y a pas mieux que de continuer à vivre pour saper le moral de l’adversaire.
L’histoire, la grande Histoire, a retenu le nom et l’épopée des grands hommes, chefs de guerre ou fins stratèges, mais n’a pas assez insisté sur l’exemplaire bravoure des peuples. Au Ghetto de Varsovie, à Stalingrad (aujourd’hui Volgograd) assiégé, à Gaza meurtrie, les hommes armés d’espoir et chargés de volonté de vivre ont fini par vaincre (ou vaincront). Comment cette exposition sera-t-elle perçue quand la Palestine serait pleinement aux mains des siens ; les Palestiniens ?
Aujourd’hui nous connaissons le contexte, mais ceux qui la verront, disons dans quelques années, sauront-ils la regarder sans tomber dans les excès constatés dans l’expo de Zucca ?
Revenons à Zucca. Est-il nécessaire de préciser que le contexte de l’époque est différent de celui d’aujourd’hui. Ceux qui ont vu ces photographies sont-ils censés savoir que Zucca avait utilisé les premiers films couleurs commercialisés, qui avaient une très faible sensibilité (16 asa). Zucca était donc obligé de les utiliser par grand soleil…d’où l’amalgame et la confusion entre beau temps et la joie de vivre !!!
Certes Zucca travaillait pour la revue de propagande nazie Signal, tout comme le contingent de photographes et de cinéastes des pays alliés faisait de même pour leur propre camp.
A la guerre comme à la guerre. D’ailleurs toutes les armées possèdent un service cinématographique et photographique, qui faisait partie d’un arsenal, que chacun utilisait à sa manière et pour son profit afin de montrer que le bon côté c’était lui. L’utilisation de la photographie à des fins de propagande ne date pas de la seconde guerre mondiale, depuis la Guerre de Crimée et la bataille de Gettysburg les photographes sont devenus l’un des maillons d’une longue chaîne d’influence dont le produit de leur métier, les photographies, est la seule partie visible !
Jean Baronnet cinéaste et commissaire de l’exposition, trouve étrange le changement du titre (Les Parisiens sous l’occupation fut changé en Des parisiens sous l’occupation), il remarque que : ” le premier de ces titres me semblait, à moi aussi qui suis le commissaire de l’exposition, imprécis ; je préférais celui que j’avais proposé, “Les couleurs des années noires”, et qui m’a été refusé… Instruit par l’expérience précédente, je me voyais mal raconter une histoire de l’Occupation lisse et sans scories … une histoire dans laquelle on parlerait de Jean Moulin, mais sans évoquer ceux qui l’ont livré à Klaus Barbie “.
À propos de l’étoile jaune, qui n’était visible – selon un grand nombre de visiteurs – que dans deux photographies, Delfeil de Ton (chroniqueur au Nouvel Observateur) constate à juste titre en remarquant que “Deux photos d’étoiles jaunes ? Une seule suffit, elle dit tout”.
Jamais une exposition n’a suscité autant de passion de la part du public, des critiques et des organisateurs. Presque quotidiennement les organisateurs ont essayé de rectifier leur choix précédents. Après le titre, ce sont les écriteaux, les textes d’introduction qui furent constamment remaniés selon les critiques de la veille.
Jean Baronnet, constate que : “La mairie de Paris vient d’inventer un nouveau concept d’exposition, celui de l’exposition à présentations variables ; happening permanent dont les variations deviennent un intéressant sujet d’étude”.
“Comment exposer la photographie ?”, Ce titre est celui d’un débat organisé à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris le 29 mai dernier. “Quelles sont les particularités d’une exposition de photographies au regard d’autres médias ?”, “Photographie et la propagande ? “, “Quel est le rôle des expositions dans la transformation de notre regard sur la photographie ? “, sont les autres thématiques traitées.
Il a fallu le tremblement de terre causé par l’exposition Zucca pour que l’on soit poussé à chercher à y voir plus clair. Le dernier des cinq débats en marge de l’exposition, “Vérités de l’image, vérités de l’histoire” a été organisé avec la Ligue des droits de l’Homme, qui tient à préciser qu’elle : “attache un grand prix à ce que les Å“uvres ne soient pas censurées, mais débattues dans l’espace citoyen, notamment par la voix de son Observatoire de la liberté de création. Elle affirme que le libre accès aux Å“uvres est un droit fondamental à la fois pour l’artiste et pour le public et qu’il revient aux médiateurs, que sont notamment les commissaires d’exposition, d’informer le public sur le contexte (historique, esthétique, politique), et sur l’impact du contenu de l’Å“uvre, quand il pose problème. Toute forme d’interdiction, ou toute forme de sanction à raison du contenu de l’Å“uvre doit être évitée”.
A Lausanne
“Controverse” est une compilation de photographies qui ont créé la Une non pas par leur contenu mais par leur existence même.
Voilà une nuance à expliciter. C’est ce que tente de faire l’ouvrage “Une histoire juridique et éthique de la photographie ” de Daniel Girardin et Christian Pirker, paru chez Actes Sud. Les auteurs constatent ; “C’est une compilation d’images, sujette à polémique et prêtant donc à des controverses juridiques, depuis l’invention de la photographie…Un résumé des angoisses du temps “.
Est-ce la faute à Fournier, si la petite Omayra Sanchez fut engloutie par une dantesque coulée de boue ? Que peut faire Eddie Adams face à la volonté d’un assassin à l’instant où il tire, à bout portant, sur la tempe d’un Viêt-Cong ?
Ce problème s’avère insoluble car il est un réel cas de conscience ; des libertés fondamentales s’opposent. D’un côté la liberté d’expression du photographe et de l’autre celle de tout être humain de disposer, à sa guise, de son image. D’ailleurs les organisateurs de l’exposition ont admirablement choisi leur titre.
Le mot controverse nous rappelle celle de Valladolid, où Charles Quint réunit des juristes et des théologiens afin de déterminer la manière dont les Indiens peuvent être légitimement soumis et convertis. On alla jusqu’à chercher à savoir si ces “sauvages” étaient des humains !
Aujourd’hui à Lausanne, les organisateurs semblent demander aux photographes ! “Avez-vous une âme ?”.
A Ghar el Melh
Une table ronde organisée lors de la présente édition(*) des Rencontres tentera de faire avancer le débat même si l’on sait par avance que le problème, ou la controverse, perdurera. Tout comme à Valladolid au temps de Charles Quint, à Lausanne en mai dernier – où un concours de la meilleure défense des photographes fut organisé – à Ghar el Melh, aussi, il est presque certain que les arguments des plaidoyers et les charges des réquisitoires se neutraliseront.
A Ghar El Melh, il y a trois ans, j’ai projeté à l’intention d’une trentaine d’enfants un diaporama constitué de photographies réalisées par de grands reporters. Quand apparut la photo de l’agonie d’Omayra, je leur ai demandé s’ils auraient, comme Fournier, fait cette photo. Comme cela était prévisible, tous ont été scandalisés à la vue de cette image insoutenable et ont sans hésiter affirmé leur refus de déclencher. Mais une petite main levée semblait dire le contraire. Une jeune fille d’une dizaine d’années, avec une voix à peine audible, prit la parole : “Monsieur, moi j’aurais réalisé cette photo”, un brouhaha indescriptible suivit ses mots. Je lui demandais, alors, de s’expliquer. Elle précisa sa pensée : “Je ferais cette photo, afin que l’on prenne les précautions nécessaires pour que cette tragédie ne se répète plus”.
On savait, que la vérité pouvait sortir de la bouche des enfants. Cette fillette pourrait avoir trouvé – à ce paradoxe cornélien mettant aux prises le photographe et son sujet – un jugement à la Salomon. Au lieu de chercher à savoir qui a tort et qui a raison, n’est-il pas judicieux de trouver une manière d’en tirer profit au bénéfice de tout le monde. C’est en me souvenant de ses paroles que j’ai composé le titre de cet essai.
S’il est impossible d’imaginer le déroulement des débats, il est par contre utile de conclure par une interrogation : pouvons-nous imaginer un monde sans photographes ? Des journaux sans illustrations ? Des galeries sans photographies ?
Un monde sans Fournier, Adams, Cartier-Bresson, Caroll, Toscani, Zucca ou Halawani serait aveugle. Cependant, il est temps de reconnaitre l’incontournable rôle des commissaires d’exposition, car les photographes – en regardant dans leur viseur – ne savent pas où mettre les pieds.
Hamideddine Bouali
Vice-président des Rencontres
In Le Catalogue des 6e Rencontres Internationales
de la Photographie de Ghar el Melh
PP 106-109
26-30 juin 2008
(*) Table ronde qui n’a pas eu lieu faute de temps, mais que j’organiserai bientôt hors Rencontres
July 10th, 2008 Posted in photo blogs Tagged 2008, adam, amateur photographer, beach, bleu, body, car, Cas de conscience, cat, caution, ciel, cité, color, con, concep, concept, couleur, couleurs, Critique, ct, cul, ds, el, elf, eman, enfant, enfants, est, ete, eurs, exposition, fall, family, fer, feu, film, france, game, get, Hamideddine Bouali, histoire, hot, ice, image, jeu, joie, la, lac, Le Monde, lomo, long, longue, main, man, marron, me, Médiateur, men, mer, noir, noir et blanc, ol, palestine, paris, pet, petit, photo, Photographie, photos, pictures, pie, place, pont, port, porte, pot, pub, public, q, rain, ran, report, Reporter, rest, Rome, rose, rouge, sens, sign, soleil, sombre, son, sourire, spot, Sujet, tabl, tag, time, tour, toy, train, up, us, vert, vie, ville, xt
Citronnade, Nénetses et coup de soleil (suite)< ?xml:namespace prefix = o />
Suite de la galerie de portraits !
Sylvia de la Mauvinière est partie avant même d’être venue ! Elle resta, parmi nous, le temps d’accrocher ses photographies. J’avais comparé dans le texte précédant Natalia à Esméralda – certains ont vainement cherché à savoir qui pourrait être Quasimodo et ce malgré la publication de la magnifique photo réalisée par notre André Marzuk – je suis tenté de faire ressembler Sylvia à une princesse cloitrée dans un donjon. Elle a passé deux jours à chercher, puis à trouver- la meilleure manière d’accrocher ses immenses photos dans une salle circulaire ; magnifique galerie d’exposition mais sournois piège-à -vent.
Jean Claude, ou père Fourat, n’est pas un invité, il est plutôt le fils de l’ex-propriétaire. Tous le long de ces rencontres j’ai souvent croisé des lecteurs plongés dans un petit livre illustré par une image du fort. C’est le sien, qu’il vend aux bénéfices des bonnes œuvres locales…Merci pour eux.
Jean Claude, dont le père était un gardien quand ces salles d’expositions étaient encore de sinistres cellules d’un alcatraz tunisien, n’oublie jamais d’apporter dans ses bagages un quelque chose pour les Rencontres. Que de têtes ont été sauvées d’une insolation certaine par les casquettes décorées par le logo des Rencontres qu’il nous offrit il y a quelques années. Cette fois ci, il nous sauve encore une fois la vie en apportant une agrafeuse électrique qui nous a servit à encadrer plus rapidement les photos. Jean Claude ainsi que Gaël ont joué au Lucky Luke et ont tiré plus vite que leur ombre. Gaël aurait aimé sûrement se voir ainsi fixer définitivement ici à Ghar el Melh et surtout à la plage de Sidi Ali el Mekki où il se sentait vraiment dans son élément.
Catherine Stoll-Simon, avec une certaine grâce et un amour fou de la Tunisie, illumina de son sourire les réunions de photographes où elle avançait ses idées avec élégance et simplicité, alors que d’autres – surtout moi – gesticulaient en débitant un discours un peu trop passionné. Elle ne paniqua pas quand elle voyait les expositions s’encadraient et s’accrochaient l’une à la suite de l’autre alors que la sienne demeurait encore dans son emballage. Comme pour les peuples des déserts qu’elle a photographiés, le temps – pour elle -n’est jamais un ennemi tyrannique mais un fidèle allié.
Comment parler de Mela alors que l’on ne s’est croisé que rarement ? J’ai su qu’elle a passé une soirée à un mariage à Ghar el Melh, avec à la clef des Go de fichiers numériques. Tout le monde a été étonné de voir les photographies de Mela et surtout le dernier sujet ; à -propos d’un abattoir de chiens en Chine lors de la projection des diaporamas. Le contraste entre sa douceur, sa voix d’enfant à peine audible, son sourire angélique et les horribles images de son reportage est saisissant. Alors ressemblons-nous vraiment aux œuvres que nous produisons ?
Qui a vu le chat ?
Si la mascotte devrait être nécessairement un animal – à l’instar des régiments anglais- ce sera le chat que l’on a baptisé « Six » en hommage au numéro d’ordre de ces Rencontres. Je ne me rappelle pas qui l’a photographié en train de passer en revue l’exposition d’André Marzuk, la seule qui soit à sa portée, puisqu’elle été posé à même le sol. « Six » cherchait caresses et câlins auprès de tous les enfants ; Catherine, Gaël, Natalia, Anissa, Jenaina, Fatma, Rania, Rabaa…
Un charme (qui rend) fou
Le Lazaret est plein de charme mais demeurait mystérieux. Je ne sais pas si l’un est la corrélation de l’autre. Le soir venu, une promenade au promontoire du niveau supérieure vous donne une impression bizarre. Le Soleil couchant émettant de précieux rayons d’une couleur rare et se reflétant sur des murailles au teint ocre, l’ambiance est à la nostalgie…Entre le jour ensoleillé qui s’en va et la nuit débordante d’étoiles qui se déclare, ce sas du temps est propice aux profondes réflexions. Féru de cinéma – comme d’ailleurs la majorité des invités de la 6e édition – je ne peux m’empêcher à chaque fois que je fais la ronde, ou mon tour de guet, de me rappeler le film de Valerio Zurlini tiré du roman de Dino Buzzati « Le Désert des Tartares ».
Effectivement même sans avoir rien à attendre, cette allée semi-circulaire inspire une sensation d’impatience. Regarder au lointain pour guetter l’arrivée de l’ennemie dans le film se transforme dans ce fort ottoman en une impatience à vivre encore, à voir au loin l’arrivée des lendemains…j’exprime peut-être maladroitement ce que je ressens lors de chaque édition.
Ces Rencontres furent les meilleures en débats et en discussion…sous les parasols, le soir au clair de lune ou la journée à l’ombre fraiche – on discutait à -propos de Buster Keaton, d’Ibn Arabi, de Stephen Frears, d’Umberto Eco, d’Émile Zola, de Ferdinand Céline, de Georges d’Ormesson, de Charlie Chaplin, d’Alfred Hitchcock, de Truffaut, et le reste du temps de photographies contemporaines…
Hamideddine Bouali
9 juillet 2008
A suivre…
July 9th, 2008 Posted in photo blogs Tagged 2008, amateur photographer, animal, arab, car, cat, chat, cité, con, couleur, ct, cul, el, enfant, enfants, est, eurs, exposition, fer, feu, film, Hamideddine Bouali, hot, ice, image, la, Le Monde, local, logo, long, main, man, mariage, me, men, mer, nostalgie, nuit, ol, pet, petit, photo, Photographie, photos, pictures, plage, port, porte, portrait, pot, princess, pub, public, q, rain, ran, red, report, rest, roman, Rome, sens, sidi, simon, soleil, son, sourire, spot, Sujet, tag, tour, train, Tunis, tunisie, tunisien, up, us, vie, xt
Citronnade, Nénetses et coup de soleil
Et demain ?
«Le lendemain des Rencontres ?», j’ai posé cette question à bon nombre des invités des Rencontres, et chacun – sans jeter un coup d’œil sur son Quo-vadis a donné sa réponse : « je vide ma valise », « je consulte ma boite E-mail », « je reprends le travail »…
Personnellement je ne savais pas que ce mardi 1 juillet, après avoir veillé jusqu’à l’aube et pris un café aux aurores, on allait m’appeler vers 9h du matin pour m’annoncer que le Prix National de la Photographie 2008 – qui a changé d’ailleurs en « Consécration » – me fut octroyé.
Les quotidiens l’ont annoncé. Une avalanche de messages sms de félicitations s’en suivit et autant d’appels de congratulations.
A ce moment tout le parcours commencé en 1982 défile : le début avec la visite de l’exposition d’Ansel Adams au Centre d’Art Vivant du Belvédère, puis le club Photo de la Maison des Jeunes du Bardo et son mythique animateur Setsuma Hirochika, sans oublier le service photo du Ministère de la Culture…La rencontre avec le grand photographe Jacques Pérez fut décisif, les directions de stages, de journées de formation, les commissariats d’expositions ; « la Tunisie de Jacques Perez » et les deux éditions du Mois de la Photo de Tunis furent essentiels pour parfaire mes connaissances. Les trois expositions personnelles, les Rencontres de Ghar el Melh et puis ce blog m’ont permis d’atteindre une certaine maturité. Je pense aussi a ma mère qui aurait été contente de voir son petit dernier bel et bien consacré, à mon père qui me félicita à sa manière…
Je ne peux passer sous silence l’influence bénéfique et vitale d’une personne qui m’est très chère et à la quelle d’ailleurs j’ai dédié l’œuvre exposée cette année à Ghar el Melh…certains fins observateurs auront décrypté le message qui s’y cache !!! Et à laquelle j’offre ce prix.
Esméralda
Les Rencontres sont finies aujourd’hui. Natalia, celle qui fut Esméralda* dans cette cathédrale de la photographie que fut le Fort Lazaret, est partie en fin d’après midi du jeudi 3 juillet à destination de Paris, et c’est l’adieu symboliques à cette 6e édition. Jusqu’à l’annonce du départ imminent de son vol, Natalia, Lilia, Marianne et moi étions encore à réfléchir sur la meilleure manière d’améliorer cette manifestation qui nous tient tous à cœur. Mais avant d’aller plus loin, retour sur quelques souvenirs.

Natalia et Hamideddine par André Marzuk. Ghar el Melh le 1er juillet 2008
Sublime citronnade
Dans les moments de grands stress ou quand on voulait tout simplement s’éloigner de l’ambiance photo et s’isoler, les photographes ont pris l’habitude d’aller au café du coin pour se désaltérer. Fidèle à ma dose de caféine (qui sonne bien avec mon prénom !) je fus, moi aussi, mis à la citronnade fait maison, servie glacée, qui avait un gout sublime, elle sentait l’été, avait la couleur de l’espoir et rafraichissait les (bonnes) idées.
La mascotte de cette édition…< ?xml:namespace prefix = o />
Dans l’édito du Corsaire du 27 juin on pouvait lire : « Chaque édition des Rencontres nous réserve des surprises. Comment oublier Xavier De Luca, Issa Salah Engaoui, Béchir Manoubi, Bernard Guillot, Rula Halawani, James Leggate, Raquel Fonseca, Talel Bariun, Ozgur Ciftci, Leila Ghandi…Ces photographes ont marqué avec leur personnalité particulière respectives, leur disponibilité les précédentes Rencontres. Cette année, les invités sont nombreux, il y aura concurrence pour savoir qui restera dans la mémoire des enfants de Ghar el Melh (comme Vee Speer), qui sera le plus photographié (pour ravir ce titre à Bechir Manoubi), qui aura l’accent le plus sympathique (imbattable James Legatte), qui projettera le diaporama le plus émouvant (Rula Halawani nous fit pleurer), qui viendra avec son bateau (à la manière de Jacques Vapillon) ». Effectivement, nous avons tous vécu une semaine exceptionnelle.
Comment oublier André Marzuk avec sa verve bien méditerranéenne, son émouvant film sur son Tunis et sa leçon de couleur donnée à des enfants contents de se savoir capable de voir en couleur. André avec son flegme et sa sagesse a failli décimer une famille entière avec son humour un certain soir à -propos de clefs perdues, d’anges lumineux venus d’ailleurs et de nettoyage de plage (je suis incapable de relater cet épisode).
Patrick Lefebvre, très zen, même pendant l’accrochage de son exposition et surtout lorsqu’on lui a demandé de n’utiliser que la moitié de la salle où il était assigné alors qu’il venait à peine de tout accrocher. Très cinéma, il préfère que l’on parle de tout sauf de lui. Timide et jovial il possède une voix particulière ; il aurait bien pu être le narrateur du film « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ». A l’entendre il ne te viendra jamais à l’idée qu’il pourrait proférer autres choses que des vérités. Claude Iverné est hors norme, ceux qui l’on approché s’en souviendront. A l’image de sa photographie : simple à aborder mais ardue à appréhender, Claude Iverné ne se livre pas, feuilleter son journal intime serait l’occasion de dévoiler un grand mystère !!!
Gael Coto, touchant comme un enfant de cœur, charmant à envier, il est incollable sur Truffaut…les longues discussions sous un parasol à -propos du cinéma sont mémorables. Les 1000 et une scène à avoir vues avant de sortir de la salle (remarquer la belle figure de style !), les 10 meilleurs comédies, drames, polars…à ne pas rater. « La Jetée » de Chris Marker, « La Nuit américaine », « Fahrenheit 451 », « L’Enfant sauvage » de Truffaut, « Le Tambour » de Volker Schlöndorff …nous avons bien rempli nos cahiers (de vacances) de cinéma. On s’est amusé entre cinéphiles à chercher un titre, un acteur à décrire une séquence. Si vous aimez la vie, allez au cinéma…nous aimons les deux sans modérations. Son anniversaire fêté au fort Lazaret fut un grand moment de ces rencontres.
Susana Paiva, est d’une douceur angélique, souffrant le martyr au début de son séjour parmi nous à cause de la violence des rayons de soleil, elle donna une belle leçon d’humilité à tous ceux qui se donnent l’air de star sans avoir rien produit de bon. Comment oublier Irène et Benoit Ségur, surtout lors de la présentation de leur film documentaire à propos des Nénetses ? Dans ces journées caniculaires des étés tunisiens, voir vivre une communauté dans le grand nord voilà qui est rare…
Hamideddine Bouali
7 juillet 2008
A suivre…
July 7th, 2008 Posted in photo blogs Tagged 2008, adam, amateur photographer, blur, body, cat, coin, con, couleur, ct, cul, ds, egg, el, eman, enfant, enfants, est, ete, eurs, exposition, Famille, feu, film, full, gate, Hamideddine Bouali, hand, hot, ice, image, Jacques Pérez, jeu, la, lab, lac, long, longue, main, maison, man, matin, me, men, mer, mère, Mois de la Photo, nb, nuit, ol, parc, paris, pet, petit, photo, Photographie, photos, pictures, plage, pot, q, ran, rest, sana, set, sign, silence, soleil, son, Souvenirs, spot, station, tabl, tag, time, tour, toy, Tunis, tunisie, tunisien, up, us, vacances, vie, xt
For two weeks starting May 23th, Al Marsa (A Tunis suburb)would be totally busy with arts: a lot of exhibitions of painting, sculpture and photography especially open for amateurs showing up their skills, a challenge is in the middle of the event, in fact last year’s photography winner was Zied a close friend and an extremely talented photography who survived a film photography experience with a devil’s eye. The deadline for sending the works is over and I may be doing something next year, I’m wiling to get there myself and take a look around.
A pre-selection is already available including a lot people I know:
Téja Guiza
Image de Tunisie II
Emna Chaabouni Profil
Harmel-Mezhoud Fethia
Mosquée
Trabelsi Faten
Evasion 2
Ben Soltane Mohamed
Location gratuite d’espace
Souissi Douraîd
Sans titre I
Sans titre II
Paatto Megdiche Jacqueline Fatima
Ben Saîd Amira Le Printemps
Les barques
Fakhfakh Yassine Damier
Equilibre Selon…
Chelbi Mondher Fernand
Ben Naouar Lobna Mosquée
Coupole
Ellouze Yassine Filles
Bahri Imen Les couleurs de la vie
Ma Richesse
Shili Leîla Nature Morte
Sans Titre
Khrouf Kchaou Aîda Concept
Azaîez Khedija Café Expresse 1
Guiga Nebiha Soleil des moissons
Composition en violet
Ben Othman Med. El Hedi Impressions D’Afrique
Medini Mohamed Femme à la contrebasse
Mehiri Mounir L’arbre comme je le vois I
L’arbre comme je le vois II
Bennani Ines Sans Titre I
Sans Titre I
Soumer Henda Bécassine
Ben Jemaa Moncef Regard
Mosbah Chiraz Sans domicile fixe
Lueur Errante
Mahjoub Alia
La Lumière
Bouafif Jamila Nature Morte (Oignon)
Dziri Anis L’artiste
L’impasse
Sami Hedia Interruption
Richesse
Yoann Cimier
L’ouverture
Péninsule
Hosni Noura Théière
Feuille géante
Slim Zahra Désir Elle
Consommation télévisée
Bouzdira Hazar Vision
Ben Ayed Maya Entre les lignes I
Entre les lignes II
Gmach Nasri Takrouna
Chouchène Afifa
Un mot dans le vent
Mot libre
Labat Henri Black Mona
Sidommou Imed Sabbat
Chemin Obscure
Skik Rabaa Quarantaine
Incarcération
Saadi Tharouet Cadence
Ferchichi Miriam Danse contact
Lignes radioactives
Take a lokk at [Mars Arts(French)]
And thanks to Jeune Tunisiene to let me know.![[image]](http://mowser.com/img?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2Fphototn%2F%7E4%2F298333432)
May 26th, 2008 Posted in 2008, event, exposition, photo blogs Tagged 2008, barque, black, car, cat, close, composition, con, concep, concept, consommation, couleur, couleurs, ct, cul, dead, ds, el, elf, eurs, event, exposition, extreme, eye, femme, fer, feu, film, friend, get, hall, hot, image, jeu, kill, la, lab, lac, lobna, look, lumière, man, mars, marsa, me, men, mer, mort, mosquée, Nature, ol, people, photo, photography, pot, q, ran, soleil, son, spot, spring, takrouna, Tunis, tunisie, tunisien, two, up, us, vert, vie, work, xt