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Ph: 20516423

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Lamb Music Shop

Photos from a weekend in York 19-21st June for my friend’s wedding.

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Self Portrait in Kebab Shop

Well it was supposed to be, but it seems Ant is the subject… :)

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Jaguar XJ6 empotrado...

Curiosa forma de dejar el coche en el taller.
Franklin Auto Body Shop

Mapa

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Having a Bad Chair Day / keeping the shop

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shopping or not shopping

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Having a bad Chair Day / guarding the shop

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Questions de temps

Temps d’écouter
J’ai reçu un e-mail m’invitant à une visite guidée de l’exposition « Distance et proximité» organisée par le Goethe Institut de Tunis(1). Mais, je me suis trouvé dans une situation surréaliste puisque j’ai dû écouter une phrase dans la langue de Schiller puis sa traduction dans celle de Rabelais pour pouvoir la comprendre en arabe (je le suppose ! En fait, a-t-on tranché cette question existentialiste de savoir dans quelle langue saisissons-nous les choses… !). Entendre une phrase du genre: « Thomas Ruff photographie les détails des intérieurs de maisons et en a fait un style… » ou encore : « Cette photographie qui parait ne mettre en scène qu’une salle vide est en fait celle qui a connu un grand événement historique : la division de l’Allemagne lors de l’Accord de Postdam ». Et pour finir, entendre : « Gurski est un des photographes les plus connus et les plus côtés [sans aucune autre justification]…il photographie les gens dans des espaces immenses car encore enfant et habitant la campagne il avait peur d’être rejeté » sont des commentaires qui ne valaient pas le déplacement. Je ne dirais pas « fin de citation » puisque il pourrait y avoir dans ces immenses salles du Palais Keireddine des échos maléfiques qui auront dénaturé les paroles de cette jeunes allemande venue spécialement de Germanie pour nous expliquer, soit ce qui était devant nos yeux soit de justifier maladroitement ce qui n’avait pas lieu de l’être. C’est ce que l’on inflige souvent à l’art contemporain : un discours essayant de lui faire dire ce qu’il n’a jamais prétendu revendiquer
… L’art contemporain se contente d’affirmer qu’il est là…Tout simplement.

Temps de faire
Dans ma dernière chronique(2), j’évoquais le grand photographe Avedon à travers une description du portrait qu’il avait réalisé du sénateur Obama, aujourd’hui, je viens vous parler d’une autre image signée aussi Avedon.

Dovima et les éléphants. Richard Avedon. 1955

Cette photographie révèle une grande maîtrise, aussi bien de la technique que du langage photographique. D’abord, rares sont les personnes qui remarquent que ce cliché est en noir et blanc tant la force qui en émane bouscule notre quiétude bien avant que nos cônes et nos bâtonnets de notre rétine ne s’en rendent compte ! Le contraste poussé à outrance dans le choix des éléments de composition est si intense que la palette chromatique est devenue comme par magie une question secondaire. Le modèle est d’une grâce féerique. Profil hautain et snob, cou interminable, décolleté audacieux, corps enveloppé dans un fourreau sombre, Dovima, mannequin de chez Dior, semble charmer (étymologiquement cela s’entend ensorceler) que ce soit ceux qui regardent son dos ou ceux qui contemplent sa face.
Certains ont vu dans cette image une évocation du conte de Jeanne-Marie Leprince : La belle et la bête…ils se sont trompés. Ou alors nous les avons mal compris…qui est la bête et qui est la belle ? Ces éléphants sont-ils furieux ou pris de panique ? N’avez-vous pas l’impression que nous autres spectateurs sommes en fait de part et d’autre de Dovima…nous aussi, sommes enchainés, démunis, incapables de faire quoi que ce soit devant cette créature mi-ange mi-démon. Les allusions mythologiques ou érotiques que suscite cette photographie sont innombrables…
Avedon, contrairem
ent au portrait d’Obama qu’il nous livrait tel quel, se faisant passer pour un Photomaton de hall de gare, se place ici dans le fauteuil du metteur en scène ; disposant les composantes de son image à sa guise pour nous en faire voir de toute les couleurs…

Temps de crise
Claude Perez revient occuper les cimaises de l’Aire Libre d’el Teatro(3). Je l’ai déjà dit et je le répète, ses récentes photographies n’ont rien à voir avec ses œuvres antérieures. Une raie de lumière se réfléchissant dans la mer, un personnage passe, à pas lent, en course ou nous offrant son profil et hop une photo…c’est dans la boite coco. Le photographe « s’amuse », après, à les multiplier à l’endroit à l’envers…à satiété. Permettez-moi cette analogie, de loin cela fait une série de motifs donnant un certain effet papier peint.
Personnellement je n’ai ressenti aucune émotion devant ces photographies-puzzle que l’on accole tète bèche, ou en frère siamois !!! Tout cela est une question de goût, mais quand on lit la liste des œuvres exposées on est surpris (moi en tout cas) de lire que vous pouvez devenir possesseur de cette œuvre pour 3500 dinars. Là, nous sortons du domaine des opinions et des préférences pour entrer de plein pied dans celui de l’économie. Nous n’allons pas faire la somme du prix du tirage, du cadre, de l’amortissement de l’appareil photo, des frais de déplacements, du pourcentage à concéder à la galerie en cas de vente…Non cela serait déplacé ! Puisque en fin de compte nous pourrons trouver, par simple soustraction, la valeur du travail artistique.
Mais, jetons un coup d’œil à la cote de quelques photographies vendues aujourd’hui en France. Avec 3500 dinars, un peu plus de 2000 €, vous pouvez vous offrir (pour les fêtes de fin d’année) ou vous permettre d’accrocher dans votre séjour un Portrait d’un enfant déguisé en arlequin réalisé par Lucien Clergue (tirage argentique signé par le photographe de format 22 X 28,5) à 280 €, pour 300 € vous serez l’heureux acquéreur d’un superbe Nu académique de Jean François Jonvelle ( tirage de format 30 X 40 cm avec cachet à sec officiel du photographe) ajoutons dans le caddy une œuvre de Mario Giacomelli intitulée La Buona Terra (tirage au platine signé, de format 15 X 10 cm) à 130 €, allez ! Ajoutons de la fantaisie ! Un magnifique tirage couleur, d’époque, en superbe état de format 20 X 25 cm d’Apollo 10 en orbite autour de la Lune au prix de 130 € (un tirage similaire fut adjugé précédemment à 1000 €). Le restant de la monnaie servira à s’acquitter des frais de port !


Temps d’envoyer vos photos au World Press
Il y a un mois, je découvre une info bizarre sur le site de l’Arab Press Network. « La majorité des images les plus fortes aujourd’hui viennent du conflit qui déchire la région arabe, mais ce sont souvent des photographes non arabes qui prennent ces clichés. « World Press Photo est conscient de l’importance d’encourager et de soutenir les photojournalistes dans leur propre région », assure Michiel Munneke, directeur de la fondation organisatrice du World Press, qui explique que la fondation est actuellement engagée dans des programmes de formation pour les photographes en Égypte et au Maroc, et a pour projet de mettre en place des sessions de formation au Moyen-Orient.…Les inscriptions au concours World Press Photo sont ouvertes et, cette année, les photojournalistes arabes sont fortement encouragés à participer et à exposer leurs talents…Pour l’édition 2008 du concours World Press Photo, nous avons vu une augmentation de 28 % du nombre de participants du monde arabe, mais nous restons néanmoins convaincus qu’un plus grand nombre de photographes de la région ont la capacité d’entrer dans la compétition », déclare Munneke.
Que cache cette insistante invitation ? Est-ce une des conséquences de la polémique née de la consécration de la photo de Spencer Platt réalisée à Beyrouth en Août 2006 ? J’ai déjà évoqué dans une de mes chroniques que si le prix était mérité, le fait d’inviter à la cérémonie de remise des prix du World Press Photo ceux qui figuraient dans la photo était étrange pour ne pas dire compromettant (4). Aujourd’hui, cette invitation vient confirmer mes suspicions. Le jury allait-il avoir comme consigne de favoriser les participants d’origine arabe ? Y’a-t-il volonté d’inverser les rôles…en lieu et place d’un photographe venu d’Occident pour couvrir un événement, le plus souvent sanglant, en pays arabe, le jury va-t-il consacrer un photographe libanais ou irakien (ou autre) auteur d’un reportage sur les élections américaines ou le crash de Wall Street ? Après le temps de l’orientalisme voilà venu le temps de l’occidentalisme. Si vous êtes photographe de presse envoyez sans plus tarder vos œuvres au World Press Photo, peut-être seriez-vous l’heureuse victime de cette discrimination positive. Edward Saïd n’avait pas prévu cela.
D’ici la date de la parution du palmarès 2008 en février prochain, Mach (Mahmoud Chelbi) me confirme que l’expo du WPP, édition 2007, sera parmi nous en janvier prochain…à suivre.

Temps des bague(ettes) magiques
La rédaction du journal Le Figaro a supprimé de la photo de Rachida Dati, la Garde des Sceaux, une bague de grande valeur. Baptisée « Liens » de chez Chaumet, le bijou est en or gris pavé de diamants, avec deux liens pavés de diamants, ce joyau a été évalué à 15600 €. Information glanée du site Rue89. Débora Altman, responsable de la Une du Figaro a indiqué: “La “Une” parlait du malaise entre Rachida Dati et les magistrats. On a trouvé que la bague se voyait trop et on l’a enlevé pour ne pas que les gens se focalisent sur ça et que ça créé une polémique sur le côté bling-bling. Ça a été fait dans l’urgence, il était 20h29 et on devait boucler à 20h30″. Les forums de discussion ont été juste après la parution de l’information pris d’assaut.

La Une du Figaro du 19 novembre et la photo originale réalisée par François Bouchon le 17 juin 2008

Effectivement, montre en main, cela m’a pris moins d’une demi-minute, avec le logiciel CorelPhoto Paint (TM), pour débarrasser l’annulaire en question de son lourd fardeau. Mais, toute une vie ne suffirait pas pour prendre la lourde décision de retoucher une photographie de presse, censée fournir une information correcte autant que l’article qui l’accompagne. Un acte d’une grande gravité. Je n’ai peut-être pas assez cherché celui, (ou celle !!!) possédant un sens de l’observation et une mémoire photographique aussi précise, ayant découvert la supercherie. Il (ou elle) mérite un satisfecit.
A croire qu’ils sont fous ces Gaulois, pour parodier la bande dessinée Astérix. Un ministre qui ne peut pas s’offrir, ou se fait offrir une bague de grande valeur, sans que le ciel ne lui tombe sur la tête, un responsable de rédaction qui joue à la baguette magique (outil de retouche de Photoshop), un inconnu qui découvre le tour de passe-passe, des internautes qui cherchent dans les catalogues des joailliers le nom du bijou et sa valeur, d’autres qui le comparent aux boucles d’oreilles de Ségolène Royal, alors que quotidiennement – à l’heure du passage des éboueurs – on ramasse des SDF morts de froid…Mais où va la France par Toutatis !!!

Temps de lire
Un grand nombre de personnes se plaignent de la longueur de mes chroniques. S’il est vrai que contrairement aux autres blogs celui-ci se singularise par des textes d’une certaine étendue, il faudrait préciser que la fréquence de publication n’est pas la même. Certains bloggeurs publient un post par jour, d’autres le font sans périodicité particulière alors que du-photographique conserve un rythme d’un texte par dizaine de jours…Amplement le temps de lire et de réagir s’il y a lieu de le faire. La lecture du portrait d’Obama (2) ayant été, dans l’ensemble, agréablement accueillis, je réserverais dans mes prochaines chroniques un chapitre pour lire une photo qui m’a marqué et donc influencé ma pratique photographique.

Hamideddine Bouali
10 décembre 2008

(1) (Ana)Chronique XXXVI ; « Le surmoi de la Photo !!! » du lundi 10 novembre 2008
(2) Chronique XXXVII ; « Ecce Homo » du vendredi 21 novembre 2008
(3) Chronique XXI ; « Une brève histoire du temps » du mercredi 21 mai 2008
(4) Critique V « Image presque parfaite d’un monde qui ne l’est pas ! » du vendredi 21 décembre 2007

N.B. : Vous trouvez que ce blog a du mérite ? Votez pour lui dans la catégorie Meilleure Blog en Français du challenge en cliquant sur ce lien : Tunisia Blog Awards 2008…merci d’avance.


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Le surmoi de la Photo !!!
Autoportrait pendant la traversée Tunis-Marseille. le 29 Octobre 2008. Powershot de Canon


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Pourquoi un blog ?
Certains d’entres nous, en tous cas les plus chanceux, disposent d’une conscience incarnée dans une personne à qui ils vouent une totale confiance et un profond respect. Cette âme-sÅ“ur vous chuchote à l’oreille – avec un réel désintéressement – des vérités aveuglantes, des conseils en or massif et quelques fois des interrogations faussement candides.
Il y a quelques jours lors d’un déjeuner dans un restaurant – qui porte bien son nom – en compagnie de mon alter égo il s’en suivit cet échange :

-Pourquoi tu écris dans ton blog ?

-Je ne sais pas…Je ne me suis jamais posé la question !

-Tu trouves que cela intéresse les gens de te savoir – par exemple – parti en voyage ? ou de leur livrer des épisodes de ta vie privée ?

-Le compteur du blog enregistre à chaque texte publié des centaines d’internautes connectés !!!

Et alors !

-Je pense que celui qui possède un moyen d’expression (photo, peinture, théâtre, cinéma, littérature…) ne peut faire la différence entre sa vie publique et sa vie privée. Un enseignant, un plombier ou un pilote de ligne ne le sont que lors de l’exercice de leur fonction, mais un cinéaste, un poète ou un dramaturge le sont toujours. D’ailleurs a-t-on vu un comédien ou un écrivain à la retraire ? L’œuvre de Picasso (excusez du peu) ne fut-elle pas subdivisée en périodes de couleurs ? Mais aussi selon la compagne qu’il fréquentait !

-Oui je te le concède, mais toi, ton moyen d’expression original ce n’est pas la littérature, c’est la photo et l’écriture cela t’avait servi pour communiquer ta critique, en tous cas ce que tu penses, à propos de la photographie. De là tu t’es trouvé en train d’évoquer des souvenirs d’enfance !!!

-Quand je recommencerai à faire de la photo il se peut que j’écrirai moins…

Puis nous avons repris la dégustation de ce que nous avions commandé.

Distance et Proximité…avec le Mois de la Photo
La 15e édition du Mois de la Photo de Paris se déroule actuellement jusqu’au 30 novembre 2008 et propose – parmi 90 expositions et une centaine en off – les Å“uvres de l’Ecole de Düsseldorf. L’Institut Goethe qui fête ses cinquante années d’activité en Tunisie nous en propose un volet.
Cet après-midi du samedi 8 novembre, j’étais seul dans l’immense et majestueux rez-de-chaussée du Palais Kheireddine qui fut à deux reprises le cÅ“ur des deux éditions du Mois de la Photo de Tunis. Jusqu’au 6 décembre 2008 on peut voir une exposition photo – du couple Becher et de quelques uns de leurs élèves – qui fera date. Notez bien que la locution « faire date » n’est pas un superlatif ! Oui ! Toujours mes manière tordues de signifier les choses…je n’y peux rien, c’est à prendre ou à l’essai (en français dans le texte…à lire et pas à écouter).

Le mardi 22 juillet 2008 dans la vingt-sixième Chronique intitulée « Chère photographie » je disais : « A la question de savoir quelle est la plus haute cote atteinte par une photographie dans une vente aux enchères, la majorité donnera sa langue au chat. Si le montant de la transaction n’est pas très important à connaitre, il en est autrement de son auteur et surtout de son contenu.
Vous vous rendez compte dépenser 3 346,456 de $ (presque 6 milliards de millimes) ! Pour une œuvre qui n’a nécessité que l’action d’un petit doigt sur un minuscule bouton ! ». Après mes classiques élucubration je concluais mon article par : « Le nom d’Andreas Gursky vous dit-il quelque chose ? Sincèrement avant de commencer à chercher les éléments pour rédiger cet article, j’ignorai totalement ce monsieur, heureux élu et signataire de la plus chère photographie…jusqu’à maintenant. Sa photographie fut réalisée dans un super marché !».

Si vous êtes curieux de voir d’autres œuvres de Gursky – mais pas la photo intitulée « 99 cent » qui detient le record – allez visiter l’exposition du Palais Kheireddine. Vous allez vous rendre compte que ce n’est ni les Nymphéas ni Ronde de nuit ! Non ce n’est pas le sempiternelle complexe des photographes par rapport aux peintres qui se manifeste ici (l’en deçà de Freud), mais tout simplement une réaction tout à fait compréhensible à propos de la surcote, ou surestimation, de quelques photographies par rapport à l’humiliante dévalorisation de tant d’autres ! Le marché de la photographie demeure frileux et incohérent.

Perfection technique Vs. sens artistique
Les photos de Gurski sont à n’en point douter intéressantes, d’immense tirages où ni la granulation, ni les pixels ou de traces de trainée d’encre d’une imprimante matricielle ne vient stopper la vue. Vous êtes dans la réalité toute crue. A dire que la directrice des lieux avait permis le sacrilège de perforer les murs pour qu’il nous soit donné à voir un extérieur ; hall de gare, quai de port ou anonyme espace de restauration quelque part en Allemagne. Même si Gurski maitrise à la perfection la technique photographique celle-ci reste tributaire d’un discours sans qu’il soit nécessaire d’être porteur d’un message. Oui effectivement, je reste sur ce point assez rigide car quelle différence pourrait-il y avoir entre une image de Gurski et une autre réalisée par un novice, dans le même lieu, depuis le même angle, même si elle manque de définition ? La photographie ne peut se réduire à une performance technique dénuée d’« humanité ».

Dans le texte traduit du très beau catalogue de l’exposition on peut lire à propos des photos de Gurski : « La perspective rappelle celle qu’utilisaient les peintres hollandais du 17e siècle. Mais l’horizon est obstrué : le regard est ample, puis brusquement arrêté, comme sur la photo (intitulée) « Gêne », où bateaux et containers bouchent l’horizon. Le regard se fixe alors sur les innombrables voitures des voyageurs ». J’ai envie de dire : « et alors » !!! Combien de photographies possèdent le même schéma que « Gêne » ? Des milliers mais malheureusement elles ne sont pas signées Gruski.

Une archéologie du temps
Gurski fut le disciple du couple Becher, Bernd et Hilla, dont on peut voir les Å“uvres à la même manifestation. Leurs photos sont d’une toute autre nature. Elles sont dans toutes les anthologies et les dictionnaires et pas un historien ne pense rédiger l’histoire de la photo contemporaine sans les aborder. Ils furent maintes fois copiés, suivis, plagiés…leurs prises de vues frontales, avec une précision chirurgicale, dans un noir et blanc d’une grande pureté, avaient fait école. Que de photographes ont capté des stations-services aux États-Unis, des épiceries en Tunisie, des jardins ou des fontaines à Paris furent sous leurs influences directes pour ne pas dire sous leur emprise. Il y va même de portraitistes qui ont calqué leur manière de procéder ainsi que des paysagistes réputés. Les Becher, précédés de peu par August Sander et son “Antlitz der Zeit” (Face au temps), ont inventé la photographie systématique.

Dans un monde voué à deux fléaux imparables : la mondialisation qui gomme les différences et la disparition de paysages longtemps inchangés (urbanistiques, naturels ou industriels), la topologie permet d’abord de rendre compte d’une façon documentaire, loin du sentimentalisme, puis de conserver l’image de l’état du monde à un moment donné. La photographie demeure pour ces deux rôles le seul outil à notre disposition.
Précieux fossiles à conserver jalousement, c’est donc pour des raisons purement anthologiques que cette exposition fera date dans le calendrier des expositions visibles en Tunisie. Aimer ces photographies ou ne pas les apprécier est vraiment secondaire.

Bienvenue au club
Comme je l’ai noté plus haut, les cinq photographes qui exposent au palais Kheireddine sont tous disciples du couple Bernd et Hilla Becher. N’y voyez aucune allusion si je vous annonce que L’Académie d’Art de Carthage située à quelques pas du parc du Belvédère inaugure une nouvelle formule de club photo. Aujourd’hui il n’est plus opportun de procéder comme ce fut le cas dans les années 80. Le temps de l’animateur et des adhérents de la vieille école est révolu.
La nouvelle formule se veut un échange d’idées, de connaissances et d’expériences au sein d’un groupe dont l’objectif est l’acquisition d’un savoir photographique multidisciplinaire. On traitera de la technique, de l’histoire, de la théorie et la critique. Ensemble on ira visiter des expositions, on réalisera des reportages, on se conseillera pour participer à des concours, on se soutiendra pour monter une exposition, on échangera des documents techniques…le club est ouvert à toutes les propositions que le groupe jugera ensemble susceptibles de donner, ou non, un bonus à cette activité.

Le club sera conseillé par Rania, Imed, Karim et moi-même. C’est un club self service !!! Au lieu de devoir imposer un rythme de progression à l’ensemble des adhérents, il sera question ici d’une formation sur mesure. Le surmoi de chacun sera sauf !!!


L’inscription vous donne droit à :

L’utilisation d’un poste Mac avec écran large
L’utilisation d’un studio de prise de vue équipé

Et le conseil de connaisseurs en :

Logiciels graphiques (Photoshop, Corel Photopaint…)
Photographie numérique (prise en main et utilisation des appareils photo)
Lecture et analyse de photographie et commissariat d’exposition
Prise de vue en intérieur et en extérieur.

Adresse : 16 rue Tejfine par l’Avenue des États-Unis d’Amérique

A partir du samedi 15 novembre 2008
Horaires : samedi de 10h à 18h
Frais d’inscription : 5 Dt
Frais mensuel : 30 Dt Pour plus d’infos contactez Karim : 20516423 ou Hamideddine : 99 590 578

Hamideddine Bouali
10 novembre 2008

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We decided to sacrifice a day on the altar of culture, and enrolled to a full day bus tour to visit some of the most remarkable sites in Tunisia. In short, it was a total disaster.

It was a Hungarian guided tour, so first we collected all the Hungarians from the different hotels. We also had to change bus, because half of the group was coming from a different area with a separate bus. Finally we arrived to our first stop, to the capital Tunis. We got off the bus, and tried to keep the pace with our guide and the rest of the group, who paid no attention to the fact that a 3.5 year old cannot walk as fast as an adult, and usually we caught up just after the guide has finished his talk. Then we were let go to see the Medina and do some shopping, but it was impossible to even get to the market area and back in the time provided. So, we had a small walk in the area, and went back to the bus, which was not there yet. Enikö had to go the toilet, so she and Judit went to a nearby restaurant. In the meantime the bus arrived, so did the rest of the group, and at the end we were the last ones getting on, 10 minutes late. In the following minutes we had to take several remarks from our guide, about how unacceptable our late return was, jeopardizing the schedule of the whole group.

The next stop was a small town, our guide continued his miserable attempts to run for a comedy award, and said that whoever late was welcome to take one of the small yellow cars to the next stop. The story was similar, running after the group, missing all the stuff, but at least we made sure that we got back first. It meant we did not manage to walk up to the point with the view, but neither did half of the group, simply because they were too fat and the road was too steep. The last person arriving back to the bus was our beloved guide, no mentioning of the yellow cars this time.

Then we went to Karthago to see some ruins, including an ancient bath. It was really spectacular, after we decided to leave our guide, who was too busy talking about the reproduction methods of palm trees, secrets of olive harvesting, and other relevant topics.

Then we were going to have lunch in a restaurant, and our guide made sure everybody was well prepared. He stressed that being the first bus at the restaurant was utterly important, and urged everybody to rush to the tables and mark them as reserved, then get a plate and pack as much food on it as possible, so nobody had to go back to have a second serving. This is pretty much what Hungarians would do anyway, but after all the brainwash, the result was truly spectacular. Our group swarmed the restaurant, we were the only family actually taking the time to wash our hands. There was hardly anybody else in the restaurant during the entire lunch, and there was never any congestion around the food tables, except when all our guys were fighting over the spaghetti. And the food was crap, worst food we had in Tunisia by far.

Then we went to a museum of mosaics, which was simply amazing. We had to get far from our most sympathetic guide, who was shouting so hard that I was afraid the mosaic pieces would start falling from the walls. The time was yet again way too short, but it was still a great experience.

Then we got on the bus again, listened to some more eternal wisdom about the everyday life in Tunisia, switched back to our first bus, said goodbye to our guide with tears in our eyes, and finally got back to our hotel and had some decent food. One thing is for sure, next time, we will just rent a car and get a guide book.

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aya73aya has added a photo to the pool:

Local guy's generosity

Kairouan, Tunisia
A guy I met at Kairouan took me to his friend’s Tunisian style fast food shop and let me try to taste the local food called Kafteji.
Thank you, Habib.

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26 – June 29, 2008
Scheduling

Les Rencontres Internationales de la Photographie de Ghar El Melh have become the great appointment of photography in Tunisia. Photographers from all sides: confirmed, new, children and the general public expect the last week of June to look, listen, do speak… all the senses will be arrested. Exhibits, workshops, panel discussions, slide shows a menu is also gratifying that teaching.
Exposures
Since its invention, photography continues to metamorphose, to the point where it seems that every photographer, creating its subject, invents its own medium. Each edition of the Rencontres is an anthology of looks from here and elsewhere previously. Venues from abroad or Tunisia, exhibitions are always a certain way of seeing the world. In Bamako as in Arles, Paris or Barcelona, the organisers: commissioner or curator, s’ingénient to build a theme events. In the exhibition galleries Fort Ghar El Melh – former penal colony – where for a long time any event basic freedom was banned today no restrictions are imposed. Meetings Ghar El Melh are a tribute, always renewed, the photographers who sublimate life.

Carte Blanche collectors The exhibitions last year Mustapha Bouchoucha and Victor Sebag had a great success. This year Beit Bennani and Iadh Behi return to submit their shots heart. “Anonymous” is a selection of photographs without mention delved into the fund Beit Bennani, but whose documentary value is undeniable. Soler was the photographer for a long time that any s’arrachait Tunis, he was the photographer official ceremonies, the reporter whose photos illustrated journals from the early twentieth century and a portrait of talent. Iadh Behi offers a choice of savoir faire of this photographer.

Round Tables I: “The pictures today”
(Led by Amar Dhaya, University)

It is possible to consider photography as an area that is sufficient in itself, a stirring panorama as broad as the imagination allows the photographer while being containing photographic. It is also possible to meet a different picture, known as plastic, worked or “photoshopée”, which spans areas, erases labels and demystifies history.
The first provided a wealth of world-famous photographers, a significant amount of works that take the icon. The second, because newer, less is known to the public. Visible only in the galleries, it is for the moment, confidential.
These two photographs meet sometimes violently, through their tenants, with arguments by critics texts and rarely through the works or theories.
All of this leads inevitably to, once again, seeking a definition of photography and a statute for the photographer.

Round Tables II: “The photograph in these relations with the media”
(Led by Mohamed Elhedef, journalist and photographer)

What information should be mostly in their paper version without photographs? A non-illustrated article seems sometimes suspect because the photographers, amateur or professional, are ubiquitous. But this beautiful marriage between the press and the picture is sometimes acrimonious. The scenes of households are becoming common to the point where it is periodically to the brink of collapse.
Photographs published out of context of achievement, false stories, even photographers who manipulate their works have become commonplace.
Like always trains arriving on time and nobody speaks and who become the subject of a scandal without precedent when one of them shows a slight delay, photography fills often marvel at its role . The debate, introduced by a review of photographs that have surprised, shocked or outraged, analyze the path that follows an image of the photographer drive. Course mined, chaotic and often dangerous.

The Night meetings
The evenings of meetings will be set aside for photography, how can it be otherwise, thirst that we organize and you look. In the vast courtyard of the first fort, projections will be organized to add to the vision, the sound of music accompanying commentary or a photographer. Jean Claude – alias Father Fourat – Imed and Donia show every night bêtisier Encounters. This year, a slide show will allow the public to assess programmes carried out by photographers who hope to win “The challenge for Ghar El Melh” trophy that will crown the creativity and boldness.

Photography workshop for children and adults
The workshops, as their name suggests, are more than one site preparations. The result does not count more than the work leading thereto. “The Wall images”, “Life, face and portrait”, “Their photos… our legends”, “Family Album,” are some of the workshops where children give free rein to their imagination, fantasy and innocence. The photographers will be invited to take part and children by the hand to the wonderful world of photography.

Journal of Meetings
Le Corsaire écumera the shores of Ghar El Melh for the third consecutive year. Auditors reported the course of the event, interviews with photographers, citations to remember, excerpts book to read, memorize vocabulary, helping heart of poets, are the topics.

Photo Academy
The Academy of Art in Carthage is a new private school to teach photography in Tunisia. With equipment at the cutting edge of technology, experienced teachers will be glad to show you how to use your digital camera, make a portrait studio and exploit the possibilities of Photoshop. A team of students from this institution will cover the highlights of the day and will screen his interviews and reports each evening.

Back in a work, photography by A. Kahia
What other event could pay tribute to Abdelhamid Kahia? Les Rencontres hope enroll in the Tunisian landscape photography as a reference to consult. A slide show, made after his great book “Tunisia” published in 1964, will explore photography Abdelhamid Kahia, one of the few masters of photography Tunisia.

After midnight
“After midnight” is a meeting, informal and relaxed on the beach of Sidi Ali El Mekki, where interrogations, which have always accompanied the photographer, will be raised. What is a good photograph? The photographer must seek to be happy or to please the public? And the art market! Should we follow or ignore? These are some of the questions which no reply has been unanimously. Here and nowhere else, the digressions are allowed if desired, photography leads to everything and what better place to escape the starry sky of Tunisia and the beach of Sidi Ali El Mekki? The echoes of discussions last year, which ended at sunrise, still resonate today. Some went to bed others have had enough strength to go eat doughnuts and start a new day. The meeting is also this: a performance of physical endurance.

The animations

June 26

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions with Hamideddine
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
22h to 00h: Nocturnes.
The information (students of the Academy of Art in Carthage)
“Back in a work, photography by A. Kahia” Hamideddine
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh
“The bêtisier of the day” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight, meeting informally with photographers.

June 27

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions with Lilia
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
22h to 00h: Nocturnes.
The information (students of the Academy of Art in Carthage)
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh
“The bêtisier of the day” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight, meeting informally with photographers.

June 28

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions” with Marianne
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa ”
“Reporters at GEM” with Lilia
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
Panel I: “The pictures today”
22h to 00h: Nocturnes.
The information (students of the Academy of Art in Carthage)
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh
“The day of the bêtisier” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight, meeting informally with photographers.

June 29

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions with Nathalia
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa
“Family Albums” with Lilia
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
Panel II: “The photograph in these relations with the media”
22h to 00h: Nocturnes.
“The bêtisier of the day” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh and awards ceremony.
“Back in a work, photography by A. Kahia” Hamideddine
Special Info (students of the Academy of Art in Carthage)
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight,” Farewell.

Via [Du photographique] freshly translated fron French with Google.[image]

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6e Rencontres Internationales de la Photographie de Ghar El Melh
26 – 29 Juin 2008

Programme

Les Rencontres Internationales de la Photographie de Ghar El Melh sont devenues le grand rendez-vous de la photographie en Tunisie. Photographes de tous bords : confirmés, nouveaux, enfants et le grand public attendent la dernière semaine du mois de juin pour regarder, écouter, faire, s’exprimer…tout les sens seront interpellés. Expositions, ateliers, tables rondes, diaporamas constituent un menu aussi réjouissant que didactique.
Les expositions
Depuis son invention, la photographie ne cesse de se métamorphoser, au point qu’il semble que chaque photographe, en créant son sujet, invente son propre médium. Chaque édition des Rencontres est un florilège de regards venus d’ici, d’ailleurs et de naguère. Venues de l’étranger ou de Tunisie, les expositions sont toujours une certaine manière de voir le monde. A Bamako comme à Arles, à Paris ou à Barcelone, les organisateurs : commissaire ou curateur, s’ingénient à constituer des manifestations à thème. Dans les galeries d’exposition du Fort de Ghar El Melh – ancien bagne – où pendant longtemps toute manifestation élémentaire de la liberté était bannie, aujourd’hui aucune restriction n’est imposée. Les Rencontres de Ghar El Melh sont un hommage, toujours renouvelé, aux photographes qui subliment la vie.

Carte blanche aux collectionneurs
Les expositions consacrées l’année dernière à Mustapha Bouchoucha et à Victor Sebag ont eu un franc succès. Cette année Beit Bennani et Iadh Behi reviennent pour nous proposer leurs coups de cÅ“ur. “Anonymes” est un choix de photographies sans mention puisé dans le fonds de Beit Bennani, mais dont la valeur documentaire est indéniable. Soler fut pendant longtemps le photographe que tout Tunis s’arrachait, il était le photographe des cérémonies officielles, le reporter dont les photos illustraient les revues du début du XXe siècle et un portraitiste de talent. Iadh Behi nous propose un choix du savoir faire de ce photographe.

Tables ronde I : “Les photographies d’aujourd’hui
(Dirigée par Amar Dhaya, Universitaire)

Il est possible de considérer la photographie comme un domaine qui se suffit à lui-même, brassant un panorama aussi large que le permet l’imagination du photographe tout en se contenant du photographique. Il est aussi possible de rencontrer une photographie différente, dite plasticienne, travaillée ou « photoshopée », qui enjambe les domaines, efface les étiquettes et démythifie l’histoire.
La première a fourni une pléiade de photographes de notoriété mondiale, une quantité importante d’œuvres qui tiennent de l’icône. La seconde, parce que plus récente, est moins connue du public. Visible uniquement dans les galeries, elle est, pour le moment, confidentielle.
Ces deux photographies se rencontrent parfois violemment, par l’intermédiaire de leurs tenants, par des arguments, par des textes critiques et rarement par l’entremise d’œuvres ou de théories.
Tout ceci mène inéluctablement vers, une fois encore, la recherche d’une définition de la photographie et un statut pour le photographe.

Tables ronde II : “La photographie dans ces relations avec les médias”
(Dirigée par Mohamed Elhedef, journaliste et photographe)

Que seront les informations surtout dans leur version papier sans les photographies ? Un article non-illustré parait parfois suspect car les photographes, amateurs ou professionnels, sont omniprésents. Mais ce beau mariage entre la presse et la photo, est parfois houleux. Les scènes de ménages sont de plus en fréquentes au point que l’on est périodiquement au bord de la rupture.
Des photos publiées hors de leur contexte de réalisation, des légendes mensongères, des photographes qui vont jusqu’à manipuler leur œuvres sont devenus monnaie courante.
Tout comme les trains qui arrivent toujours à l’heure et dont personne ne parle et qui deviennent le sujet d’un scandale sans précédent dès que l’un d’eux accuse un léger retard, la photographie remplit, souvent, son rôle à merveille. Ce débat, introduit par une revue de photographies qui ont étonné, choqué ou scandalisé, analysera le chemin que suit une image du photographe au lecteur. Parcours miné, chaotique et souvent dangereux.

Les Nocturnes
Les soirées des Rencontres seront réservées à la photographie, comment peut-il en être autrement, assoiffés que nous sommes d’organiser et vous de regarder. Dans l’immense cour du premier fort, des projections seront organisées afin d’ajouter à la vision, le son d’une musique d’accompagnement ou le commentaire d’un photographe. Jean Claude – alias Père Fourat -, Imed et Donia montreront chaque soir le bêtisier des Rencontres. Cette année, un concours de diaporama permettra au public d’apprécier des programmes réalisés par des photographes qui espèrent décrocher “Le challenge de Ghar El Melh”, trophée qui couronnera la créativité et l’audace.

Atelier de photographie pour enfants et adultes
Les ateliers, comme leur nom l’indique, sont plus un chantier qu’un préparatif. Le résultat ne compte pas plus que le travail y menant. “Le Mur aux images”, “Vie, visage et portrait”, ” Leurs photos…nos légendes”, « album de famille », sont quelque uns des ateliers où les enfants donneront libre cours à leur imagination, fantaisie et innocence. Les photographes invités seront de la partie et emmèneront les enfants par la main vers le monde merveilleux de la photo.

Journal des Rencontres
Le Corsaire écumera les rivages de Ghar El Melh pour la troisième année consécutive. Comptes rendu du déroulement de la manifestation, interviews de photographes, citations à retenir, extraits d’ouvrage à lire, lexique à mémoriser, coup de cÅ“ur de poètes, en constituent les rubriques.

Photo académie
L’Académie d’Art de Carthage est un nouvel établissement privé d’enseignement de la photographie en Tunisie. Avec un matériel à la pointe de la technologie, des enseignants expérimentés se feront un plaisir de vous montrer comment utiliser votre appareil photo numérique, réaliser un portrait en studio et exploiter les possibilités de Photoshop. Une équipe constituée d’élèves de cette institution couvrira les moments forts de la journée et projettera ses interviews et ses reportages chaque soir.

Retour sur une œuvre, la photographie de A. Kahia
Quelle autre manifestation pourrait rendre hommage à Abdelhamid Kahia ? Les Rencontres espèrent s’inscrire dans le paysage photographique tunisien en tant que référence à consulter. Un diaporama, réalisé d’après son fabuleux ouvrage “Tunisie” paru en 1964, permettra d’explorer la photographie de Abdelhamid Kahia, un des rares maîtres de la photographie tunisienne.

Après minuit
« Après minuit » est une rencontre, informelle et décontractée sur la plage de Sidi Ali El Mekki, où les interrogations, qui ont toujours accompagné le photographe, seront posées. Qu’est ce qu’une bonne photographie ? Le photographe doit-il chercher à se faire plaisir ou à plaire au public ? Et le marché de l’art ! Faut-il le suivre ou l’ignorer ? Ce sont là quelque unes des interrogations dont aucune réponse n’a fait l’unanimité. Ici et nulle part ailleurs, les digressions sont permises voire souhaitées, la photographie mène à tout et quel meilleur lieu d’évasion que le ciel étoilé de la Tunisie et la plage de Sidi Ali El Mekki ? Les échos des discussions de l’année dernière, qui finissaient au lever du soleil, résonnent encore aujourd’hui. Certains sont allés se coucher d’autres ont eu assez de force pour aller déguster des beignets et commencer une nouvelle journée. Les rencontres, c’est aussi cela : une performance d’endurance physique.

Les animations

26 juin

09h à 12h : Ateliers de photographie pour enfants
“Visite guidée des expositions”
avec Hamideddine
“Le mur aux images” avec Rania
“Vos photos…nos légendes” avec Hajer
“Vie, visage, portraits”
avec Rabaa
16h à 18h : Atelier pour adolescents et adultes
“Photo académie”, avec l’Académie d’Art de Carthage
22h à 00h: Nocturnes.
Les infos (élèves de l’Académie d’Art de Carthage)
“Retour sur une Å“uvre, la photographie de A. Kahia” de Hamideddine
Diaporamas concourant pour le Challenge de Ghar El Melh
« Le bêtisier de la journée» par : Jean Claude alias Père Fourat, Imed et Donia

Plage de Sidi El Mekki

00h à 02h : « Après minuit », rencontre informelle avec les photographes.

27 juin

09h à 12h : Ateliers de photographie pour enfants
“Visite guidée des expositions”
avec Lilia
“Le mur aux images”avec Rania
“Vos photos…nos légendes”avec Hajer
“Vie, visage, portraits”
avec Rabaa
16h à 18h : Atelier pour adolescents et adultes
“Photo académie”, avec l’Académie d’Art de Carthage
22h à 00h: Nocturnes.
Les infos (élèves de l’Académie d’Art de Carthage)
Diaporamas concourant pour le Challenge de Ghar El Melh
« Le bêtisier de la journée» par : Jean Claude alias Père Fourat, Imed et Donia

Plage de Sidi El Mekki

00h à 02h : « Après minuit », rencontre informelle avec les photographes.

28 juin

09h à 12h : Ateliers de photographie pour enfants
“Visite guidée des expositions”
avec Marianne
“Le mur aux images” avec Rania
“Vos photos…nos légendes” avec Hajer
“Vie, visage, portraits”
avec Rabaa”
« Reporters à GEM” avec Lilia
16h à 18h : Atelier pour adolescents et adultes
“Photo académie”, avec l’Académie d’Art de Carthage
Table ronde I : “Les photographies d’aujourd’hui

22h à 00h: Nocturnes.

Les infos (élèves de l’Académie d’Art de Carthage)
Diaporamas concourant pour le Challenge de Ghar El Melh
« Le bêtisier de la journée» par : Jean Claude alias Père Fourat, Imed et Donia

Plage de Sidi El Mekki

00h à 02h : « Après minuit », rencontre informelle avec les photographes.

29 juin

09h à 12h : Ateliers de photographie pour enfants
“Visite guidée des expositions”
avec Nathalia
“Le mur aux images” avec Rania
“Vos photos…nos légendes” avec Hajer
“Vie, visage, portraits”
avec Rabaa
“Albums de famille” avec Lilia
16h à 18h : Atelier pour adolescents et adultes
“Photo académie”, avec l’Académie d’Art de Carthage
Table ronde II : “La photographie dans ces relations avec les médias”

22h à 00h: Nocturnes.

« Le bêtisier de la journée» par : Jean Claude alias Père Fourat, Imed et Donia
Diaporamas concourant pour le Challenge de Ghar El Melh et remise des prix.
“Retour sur une Å“uvre, la photographie de A. Kahia” de Hamideddine
Spécial Info (élèves de l’Académie d’Art de Carthage)

Plage de Sidi El Mekki

00h à 02h : « Après minuit », soirée d’adieu.

Programme susceptible de subir des changements

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Last Saturday night, riding the empty metro with some jerk friends nd taking some memorial photos (refer to my photolog) when suddenly a security customer (usually assigned to the metro through the hottest nights with increasing violence in Saturdays and beyond the midnights service) get out the driver booth and told me :”taking photos in the train is prohibited !! give me your camera !”, so my reaction was a big exclamation, my friends stood up and I told him that we were taking self photos, as he smelt the breeze of alcohol he gave up his fury.

The point is every time I tried to take a photo some guy usually the security forces, or even a simple employee, shows up and ask me to stop taking photos, as if I were shooting a nuclear plant or his daughter naked, damn world ! how can I practice photographing if everywhere my cam becomes a spy’s gadget ?

As locals taking photos of the market, people, the little wood next to your city around is always are not welcome : they will ask you to stop, or who you are ? or in some extreme cases :”show me you ID !”, ans so on, even I have developed many techniques of camouflage such as holding the cam in my hand and press the trigger, or try to find a hideout where nobody would notice me, or just talk with the people around creating some kind of friendship that leads to a unlimited photographing license, sometimes I have even paid to take shots.

Despite, If you’re a tourist to a resident foreigner (or just look like), you’ll just get smiles everywhere and take photos as free as a you were shooting your personnel garden, the police, or the people around won’t disturb your open photo workshop : God Bless Tourism !

I don’t understand this exaggerated awareness about the camera, or is it just about the media ? thus that most of the Tunisian think that all local photographers are working certainly for a newspaper, and their rear is justified as the press has been publishing unauthorized photos of many people without any permission for decades (the law has been fixed a few years ago), and all those photographers were pretending to be just making photos for joy or as souvenirs !

But the point is that Tunisian don’t really understand photography, except wedding or ID portrait, here in this country we don’t trust a man with a Camera, just because we don’t know him or we haven’t asked for his services, we don’t see the photos with art issues as they could harm our life making us uncovered.

It’s in the late years with the increasing popularity of the digital photography, that usual people shoot in the open air and that people are accepting those devices becoming a usual tool to memorize warm moments or just for fun, led by the outnumbering of the cell phones with camera, the freak is still on, but it’s getting less expressed to avoid getting damned as a retarded and primate person.

For the police two main reasons are making photography a real state enemy:
First, as those toys cam make videos, they have lately a useful tool to many people who started a propaganda videos, sex scenes or event took shocking videos who instantly spread over the web. Two stories are making sense to this : Two high school teacher shoot their self while making love, and the other is about a dancing policeman.
Secondly, the terrorism threat is making our national security more aware of … everybody, yes me and you and the guy pissing on the wall, as I’ve said before, we have no thought about art coming through photos, if you’re making a photo of the metro, you’re certainly getting ready to blow it, if you have take photos of an office, you’ll certainly come by night and steal its precious documents and if it’s not you, you’ll certainly send it to someone else, if ever you have no intention to any of those terrifying actions, someone in the web will use you photos as a material to harm our beloved republic. In one word, we don’t need your photos you can still make peaceful pencil drawings in a paper.

I have asked to colleagues graduated in law to find to make research and find me all about photography in the Tunisian law, the output will be published as soon as possible, and then I’ll get rid or may be of all this stupid behavior.

Finally, I just want to say , that I want make photos for fun, I don’t want to get nagged by a dirty bastard every time I tried to make an artistic photo,I don’t want to harm none, and I’d like to hear from your experiences and how do you faces such problems.

This is just a republish of an article I did write 2 years ago, since that things haven’t changed a lot.[image]

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[image]

Just messing with some old shots in Pohtoshop
the idea was suggested by a friend.

 

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Photoshop experiment

April 16th, 2008 Posted in , 2008, photo blogs Tagged 2008, est, experiment, friend, hot, me, men, nb, ol, old, photo, photos, photoshop, red, shop, shot, us

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Just messing with some old shots in Pohtoshop
the idea was suggested by a friend.

 

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Photoshop experiment

April 16th, 2008 Posted in , 2008, photo blogs Tagged 2008, est, experiment, friend, hot, me, men, nb, ol, old, photo, photos, photoshop, red, shop, shot, us

Adel Bouallagui was born and raised in Tunisia, he started his career as a journalist reporter for local and foreign newspapers then he joined the Tunisian TV where he participated in the production of three-hour talk show. He earned a master’s degree in Media & Arts specializing in Digital Photography and Video Production.

His interest in digital photography was fostered by his digital photography workshops in Long Island University in Brooklyn, New York. from this point on, Adel has taken photographs all over the state of New York. Adel ‘s strong media and mass communications theories understanding and capabilities have allowed him to get into the middle of the crowd and capture various photographs in different themes. Adel has a tendency towards working on themed photographs over the past two years Adel has been working on photographs concerning Multiculturalism, Globalization, global communications, and Body language.

Adel has a tendency towards using digital imaging to capture and doccument various Folkloric & Cultural Heritage, he also likes working on themed photographs.
Over the past Adel has been working on topics such as: Multiculturalism, Globalization, Global communications, and Body language.

Unfortunately, he doesn’t have a dedicated site and his works are thrown all over the Internet.

[Adel Bouallagui Gallery]

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