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On the move

My natural habitat is the no man’s land.
Seat 9F, the train now departing from platform 4, the nocturnal highway.
I live in the wide-open.

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« La chronique XXXIII refusée par le comité de lecture »

Mon père corrigeant cette chronique. Photo Hamideddine Bouali. 26 octobre 2008 à 19h30

Une correction méritée !!!
Habituellement je donne à mon père mes textes à corriger. Il s’y attelait à l’instant où je lui tends les feuilles imprimées, jamais de manuscrits à cause de mon écriture parfois illisible. J’ai tendance à croire qu’un texte tapé à la machine et a fortiori produit par une imprimante moderne donnait l’impression que c’est un travail sérieux, ne comportant pas de fautes minables : celles concernant l’orthographe. Ce préjuge n’en est pas un en réalité. Un texte écrit sur un ordinateur permet effectivement d’éviter de commettre ces fautes, le correcteur orthographique intégré les souligne en rouge, il suffit alors de lui demander, sans gentillesse particulière, de les rectifier.
Mon père me donnait l’impression qu’il attendait cet instant avec impatience…il m’avait un jour fait entendre qu’il trouvait un plaisir à me lire et je considérais cela comme une marque d’affection paternelle plutôt qu’un éloge à peine voilé de mes compétences littéraires. Et s’il m’interpelle pour me dire : « quand est ce que tu vas me donner un texte à corriger ? » je ne retiens que le dernier mot et je ne peux pas esquiver l’idée qu’il est un (ancien) instituteur et moi (toujours) un élève. Bref , dès que les feuilles sont en sa possession, il s’empresse d’aller chercher son stylo, n’importe lequel fait l’affaire, met ses lunettes ; monture noire à la Kissinger qui font très années soixante et lecteur qui, à force de lire devient myope, puis incline le buste. Mon père lit en corrigeant simultanément, un vrai reflexe de correcteur. N’importe quel texte sur n’importe quel sujet : il y va sans une humeur particulière ou une curiosité de lecteur. Au même moment, je feins de ne pas le voir à l’œuvre…comme si j’étais résigné à empocher la sentence que je mérite.
Parfois quand une phrase s’étire en longueur, comme celle-ci, il la suit du bout du stylo comme s’il suivait un sentier ne sachant pas où il pouvait bien mener, à ce moment précis, moi, j’ai le cœur qui bat de peur de le voir raturer, biffer ou comble de malheur le voir se tournant vers moi pour me dire : « cette phrase est à reformuler ». Dois-je consulter un spécialiste, ophtalmologue ou psy, si je vous confie que je n’ai toujours vu dans le terme littérature que les trois dernières syllabes ?
Ma mère, longtemps à ses côtés, s’enquérait avec impatience de l’état d’avancement de la correction et il lui arrivait de demander : « alors !». Mon père, imperturbable, répondait presque machinalement : « il a un style particulier et des trouvailles intéressantes, et les fautes sont surtout des coquilles tout à fait bénignes ». Je prenais toujours, la question comme l’interrogation d’une jeune mère à-propos d’un bambin qui commence ses premiers pas et la réponse ; celle d’un pédiatre rassurant : « évidement qu’il marchera correctement, après ces titubations, ces tangages incontrôlés…un jour il marchera comme tout le monde », c’est difficile de recevoir des compliments d’un parent.
Instituteur de la vieille école et journaliste prolifique, il se contente de souligner, raturer, noter dans la marge. Il ne fut presque jamais question de styles, de niveaux de langues ou de champ lexical. Il cessa de répéter que mon français s’apparentait à celui pratiqué par les francophones hors métropole (Canada, Belgique et Suisse). Ainsi mon père parlait en général jamais d’un texte en particulier…Il corrige… point barre.

Histoire d’une chronique abandonnée
Très rarement j’envoie mes chronique à d’autres personnes dont mon frère-jumeau (celui qui vient de se lancer dans l’écriture des romans : « Safieddine Bouali : Sur les traces de Columbia… »).
La chronique XXXIII intitulée : « L’édifice immense du souvenir » que je lui ai envoyée il y a une semaine m’a été renvoyée avec ce commentaire : « Je ne retrouve pas l’artiste dans cette chronique. Où est ta verve ? Très en dessous de tes performances…Lourde, trop longue, cette digression. Ennuyeuse sans aucun doute. Même ton souvenir d’enfance n’a pas réussi à m’attendrir (sic). On comprend vite que le vrai sujet se trouve dans le dernier paragraphe, tout ce qui précède n’étant qu’une trop longue introduction…Mérite une vraie réécriture. Brutale ma critique ? Non. Seulement sincère ».

Brutale ? Non ! Mais voila !!! Un membre de mon comité de lecture a brandi son veto. C’est que mon jumeau se penche sur un texte avec un regard différent et complémentaire à celui du paternel. L’âme d’un papier, son équilibre, ses justes proportions, sa cohérence, il les scrute en un jet… Il les scanne ! Mais je me suis senti comme arrêté intempestivement par un feu rouge alors que je roulais hautainement dans une Rolls ! Cela était inattendu !

Alors je me suis demandé si le puits s’est tari ? Me-suis éloigné de mon sujet de prédilection – la photographie – pour atterrir je ne sais pourquoi sur la surface de la Lune (chronique XXXII), pour commenter un cent mètres même s’il s’agit d’un record du monde (Chronique XXVII) ou pour évoquer la citronnade de Ghar el Melh, aussi succulente fut-elle (les trois Chroniques publiées après les Rencontres) ?
Pour ma défense, à part la rentrée photographique fêtée symboliquement à Beit el Bennani et l’hommage rendu à Kahia, rien ne se passe (encore)…Mais soyons optimiste.
Objection votre honneur !!! Les événements photographiques ne manquent pas. Le Mois de la Photo de Paris, la rétrospective Richard Avedon à Arles, la Photokina à Cologne…susciteraient de longs commentaires pour un chroniqueur même légèrement inspiré. Alors qu’est ce qui se passe docteur ? Est ce que c’est grave ?


Heureux événement
Il se peut que l’arrivée imminente d’un appareil photo dans le foyer a bouleversé – non pas les habitudes on n’est pas encore là mais cela va venir – mon appréciations des choses. Peut-être que je suis redevenu visuel et beaucoup moins littéraire. Je sais que je vais devoir m’expliquer sur ce point. Je pense que ceux qui sont pourvus d’une certaine sensibilité peuvent facilement changer de moyens pour exprimer cette émotivité. Que de poète-photographes, de peintres-écrivains, de cinéastes-dramaturges ont alternativement composé, écrit, réalisé ou peint sans efforts particuliers. Il suffit d’une technique à apprendre puisque l’essentiel – le désir irrépressible d’en parler – est là. Ces individus ont utilisé des vecteurs différents pour incarner des émotions. J’ai lu Zola et vu ses photographies…la même minutie et une semblable volonté d’exhaustivité dans les Rougon-Maquart ou dans ses photographies de Paris. Tiens ! Une belle étude comparative à mener.
Sachons raison garder ! Ni mes chroniques, ni ma photographie ne sont en rien comparable à celles du chef de file des auteurs naturalistes. Bien que l’appareil de la photographie d’aujourd’hui est plus proche d’un clavier et d’un écran d’ordinateur, au point qu’il est considéré comme un de ses nombreux périphériques, que du télescope et du microscope comme ce fut le cas jusqu’à récemment, il est hasardeux de faire ressembler l’acte d’écrire avec celui de photographier. Chacun ayant sa propre logique de fonctionnement, son mode opératoire et surtout sa gestion du temps.

Même s’il est possible de faire le parallèle entre une planche-contact dont on ne garde qu’un photogramme et la liasse de brouillons dont on ne conserve qu’une belle page pas trop gribouillée, il est par contre exagéré de n’y voir autre chose qu’une simple analogie. Les rushs jetés à la poubelle après le montage d’un film, les répétitions au théâtre sont aussi le côté coulisse invisible aux profanes. Chaque moyen d’expression possède ses rites, ses habitudes et ses particularités. Les comparaisons ne sont qu’un raccourci cahoteux. La photographie, l’écriture, le cinéma, la poésie, le théâtre sont des mondes à part et ceux qui excellent aussi bien là qu’ailleurs sont de vrais virtuoses.
Il se peut qu’à mesure que je photographie je perde le plaisir d’écrire. Où bien que j’associe modestement le bonheur de photographier avec la joie d’écrire ! Qui sait de quoi demain sera fait ? Nous autres humains sommes à la merci d’une envie instantanée ou d’un coup de cœur infini ! Mais n’anticipons pas, je suis encore à taper sur mon clavier ce 26 octobre. Il est temps de revenir à l’heure d’hiver, c’est l’adieu définitif à l’été 2008. Vivement une exposition à critiquer, un photographe à encourager, une tendance à encenser et un fait à commenter.

Si vous êtes curieux de lire la chronique XXXIII où j’évoque Blanche-Neige, Charles Trenet, Jean-Paul Gaultier et Proust vite e-maillez-moi avant que je ne la jette à la poubelle de mon pc !!!


26 octobre 2008
Hamideddine Bouali

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★¢ℓαÑα posted a photo:

. A Good .DaY.

Dancin’ in the moonlight
Everybody’s feelin’ warm and right
It’s such a fine and natural sight
Everybody’s dancin’ in the moonlight

We like our fun and we never fight
You can’t dance and stay uptight
It’s a supernatural delight
Everybody was dancin’ in the moonlight .

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. A Good .DaY.

August 25th, 2008 Posted in photo blogs Tagged body, el, flickr, fun, hot, la, light, moon, natural, people, photo, photos, up, warm

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Tunisia 24

THREE YEARS IN TUNISIA

All photographs ©2008 James Leggate. All rights reserved.

When I first went to Tunisia I photographed camels in the Sahara and blue and white doors by the Mediterranean. Living there however I began to see other details and colours and felt the country’s special charm. It made me sad to think that the Muslim and my non- Muslim world didn’t know and appreciate each other better. It is pleasing therefore when ‘en regardant’ these photos people forget for a moment about politics and religion and smile at the ‘familiarity’ of the children reading books at school, old men having a chuckle together and the motherly expression of the woman veiled in green. I’m satisfied too when people just simply acknowledge the natural beauty of the long haired young girl and the serene spirituality of the red veiled girl sitting in the doorway and admire the peaceful landscapes and interesting architecture and lifestyle.

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Tunisia 25

THREE YEARS IN TUNISIA

All photographs ©2008 James Leggate. All rights reserved.

When I first went to Tunisia I photographed camels in the Sahara and blue and white doors by the Mediterranean. Living there however I began to see other details and colours and felt the country’s special charm. It made me sad to think that the Muslim and my non- Muslim world didn’t know and appreciate each other better. It is pleasing therefore when ‘en regardant’ these photos people forget for a moment about politics and religion and smile at the ‘familiarity’ of the children reading books at school, old men having a chuckle together and the motherly expression of the woman veiled in green. I’m satisfied too when people just simply acknowledge the natural beauty of the long haired young girl and the serene spirituality of the red veiled girl sitting in the doorway and admire the peaceful landscapes and interesting architecture and lifestyle.

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DSC_0192

EL NACIMIENTO DEL RIO UREDERRA SITUADO EN LA RESERVA NATURAL DEL PARQUE NATURAL DE URBASA (NAVARRA)
The birth of RIO Urederra – Nature Reserve Natural Park Urbasa (Navarra)

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Petite chronique du week-end

Une affiche qui donne le ton
Trois mails, de trois photographes, sont venus confirmer qu’une même Å“uvre peut susciter des avis antinomique. De Tunis, Jacques Pérez, trouve l’œuvre de Adel Megdich : « Pleine de poésie et de rêves, elle est élégante avec ce qu’il faut d’onirisme pour suggérer l’idée d’évasion que toute image recèle. Et puis voilà que « LA» (je respecte la typographie du mail) photographie se décline au féminin n’était pas trop tôt. Félicitation à Adel Megdich et à l’équipe qui a fait le choix de cette belle Å“uvre ». De Nabeul, Marwan Trabelsi, a été : « négativement surpris…. ». Il ajoute : « on dirait une affiche d’exposition de peinture », et se demande si ; «c’est une rencontre photographique où sont passées vos photos ??? ». Il fini par nous supplier de ne pas « publier cette médiocrité pendant qu’il est temps !!! ». Marwan, accompagne son mail d’une bonne dizaine d’affiches qu’il trouve, lui, intéressantes. De Varsovie, Natalia Jaskula, photographe, pense que : « l’affiche est, comme chaque année, ravissante !!! Mais vraiment magnifique ! Sérieux ».

Si les avis sont partagés à propos du choix de l’affiche au point que l’on pourrait se demander si c’est bien de la même affiche que l’on parle, on devrait s’attendre au même phénomène à propos des expositions que l’on a sélectionner parmi celles reçues.

Un Capa dans l’ombre de l’autre
Une dépêche de l’Agence France Presse annonce le décès du photographe américain Cornell Capa, frère du célèbre fondateur de l’agence photo Magnum Robert Capa, à l’âge de 90 ans. Cornell Capa, photographe à Magnum depuis 1954, avait fondé en 1974 le Centre International de la Photographie (International Center of Photography), une fondation qui abrite l’Å“uvre de son frère, auteur notamment de la célèbre photo du milicien tué pendant la guerre d’Espagne. L’ICP, lieu de rencontre des photographes, a organisé des centaines d’expositions, ateliers ou conférences.

Portrait de Robert Capa par son frère Cornell

Né en Hongrie, il avait rejoint en 1936 son frère à Paris, avant de venir vivre aux États-Unis l’année suivante. Employé au labo du magazine Life, il publiait sa première photo en 1938 dans le magazine britannique Picture Post. Naturalisé américain en 1944, il intégrait alors l’équipe photo de Life. Après la mort de son frère en 1954, Cornell Capa avait rejoint Magnum, qu’il présidera. Le photographe a réalisé de nombreux reportages au cours de sa carrière, en Amérique latine et en URSS notamment. Il a également couvert plusieurs campagnes électorales aux États-Unis dont celle de John F. Kennedy, à qui il a consacré un ouvrage.



Hamideddine Bouali

25 mai 2008


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It is November 29, 1879 at Charly-sur-Marne (Aisne), was born Ernest Gustave Gobert.
In 1906, he obtained a PhD in Medicine and off for Tunisia. He exercises first in the south of Tunisia before being appointed in 1920, the director of hygiene and public health in Tunisia. Meanwhile, he developed a passion for prehistory and ethnography that give rise to many publications, books and scientific articles and literary works.

Back in France in 1958, he moved to Aix-en-Provence and bequeaths to the Natural History Museum of Aix-en-Provence a collection of artifacts from prehistoric times and a large collection of photography.

In the last two centuries, Tunisian visual archives were done by french and some Germans, at that time when Tunisia was under the French occupation, photography was about showing how France was doing good in a disordered country.

All the photos in [Photos-tunisie-gobert]

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