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A bit of fun

made with FD Flickr toys

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A bit of fun

June 27th, 2009 Posted in 1 Tagged amateur photographer, cat, el, flickr, fun, hot, la, lab, ol, people, photo, photos, pictures, toy

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Cocktail

Dawn’s hen weekend in Cardiff with Natasha & Helen. Apparently a funky buddha with a twist (the twist being that there was an ingredient missing…)

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Cocktail

June 6th, 2009 Posted in photo blogs Tagged amateur photographer, car, el, flickr, fun, hot, people, photo, photos, pictures, red

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Weak subway

Photos taken in/around Monument in London, weak photo… we found this funny as there is the weak subway sign and down the street is a sunway sandwich place. Easily amused we are.

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Exposer n’est pas (nécessairement) festoyer


Chronique des chroniques
Il parait que j’en fait trop ! On me l’a fait vaguement savoir. Puis on me l’a dit parce que je ne l’ai pas compris du premier coup. Quand je me mets à travailler j’oublie le passage des jours, si je veille tard j’enjambe des minuits de suite, suivis d’une très grasse matinée. Dans mes écrits les superlatifs se suivent et se rattrapent. Si j’aime, je couve puis j’étouffe, mais ici qui peut le plus ne peut pas forcément être capable du moins, parce que je ne sais pas haïr. Je parle sans ponctuation et celui qui m’écoute risque de se demander : “où veut-il en venir ?”. Outrance en tout, au point que de mes paroles on retient moins la substance que la forme. Alors que faire ? Revoir ma façon de vivre, d’écrire, de parler ? ou bien garder tout en place et dire tout haut :”Cette outrance c’est moi, ce que je suis, ce que je fais et je n’y peux rien ?” .

Le 25 avril remise du prix littéraire Le Comar d’Or. Safi, mon frère jumeau, présentait son livre (1). En deux mots et un chiffre cela parle de la navette spatiale, de Palestine et du chiffre 17 (j’ai tenu parole). Le lendemain ce blog enregistra le 17000e visiteur. Si
je vous dis que Safi et moi avons commencé nos entreprises– lui son roman et moi mon blog – sans nous concerter en juin 2006 il y a de quoi s’interroger sur la numérologie.
Dommage que le jury a raté une occasion de reconnaitre un premier grand anti-roman, il méritait un prix spécial, celui que l’on remet à une œuvre qui transgresse les conventions. Peut-être que Safi a trop désobéi, il aurait dû attendre 2023 !
Le toujours présent Jacques Pochart – qui m’écrit et réagit à chaque texte – trouve qu’il fallait oser…parler de Marilyn (2) et ce malgré tout ce qui a été dit à son sujet, d
’autre part il félicite lui aussi Jenaina pour sa rédaction (3) et espère que les jeunes de Palestine et d’Israël aient comme elle de la clairvoyance, qualité qui manque aux adultes.
La jetée. Photographie Hamideddine Bouali
Rade de Marseille depuis Le Carthage le 31 octobre 2008

Alerte
Je reçois quotidiennement des dizaines d’alertes Google. Je vous conseille de faire de même : demander à Google de vous envoyer toutes les fois que cela parait dans le web un mot que vous aurez choisi. “Photographie” peut très bien vous être signalé quand on annonce un concours, une exposition, un nouvel appareil ou la parution d’un livre. Mais il se peut que vous receviez un mail intitulé : “Cette étude est une photographie objective du chômage en France” !
Une alerte-Google est venue perturber ma journée. Sur le site Rue89, Louis Mesplé signe un texte intitulé «A Masha Bruskina, pendue à Minsk, exposée à Paris ». L’auteur s’insurge contre l’exposition « Controverses » qui se tient en ce moment à Paris en ces termes : « Vous êtes aujourd’hui accrochée ( l’auteur parle de la photo de Masha Bruskina pendue par les nazis en 1941) au milieu d’un bazar de photographies, sur le même plan (et pans de murs) que la dernière photo d’une princesse bêtasse et la première de la fée Clochette, d’un fantôme, de faux scandales mais de vraies photos marchandes de Toscani, Bourdin, Meisel, de lisses pré-adolescentes… Certes, vous avez, à vos côtés, ou plus loin, des compagnes et des compagnons du malheur et de l’horreur : une victime d’un pogrom à Lvov (Pologne), la petite fille d’Armero (Colombie) dans sa flaque de boue mortelle, et celle qui va mourir de faim au Soudan sous la surveillance d’un vautour, les prisonniers d’Abou Ghraib, des fusillés, des décapités… ».
En fin d’article l’auteur évoque les derniers instants de la suppliciée et les compare à ce qu’il ressent à la sortie de l’exposition :
« Des témoins qui vous ont connue parlent d’une jeune fille intelligente « au caractère intègre ». Ils se sont souvenus que vous aviez, dans cette rue de Minsk, « marqué les esprits par votre calme et votre dignité ». Ce ne sont pas ces derniers mots là que j’emploierai pour définir cette exposition ».

Controverses est une exposition sur la mort
J’ai maintes fois évoqué le cas des photographies scandaleuses et je m’interroge toujours autant sur les circonstances de leur réalisation que sur la manière de les exposer…parce qu’il faut finir par les montrer un jour ou l’autre. Depuis l’organisation de l’exposition Controverses l’année dernière à Lausanne et sa reprise maintenant à Paris on peut dire qu’elle a fait couler beaucoup d’encre (4) mais rarement comme l’a fait Mesplé.
Le problème n’est pas ici l’exposition de la photographie de Masha suppliciée mais le fait qu’elle le soit à proximité d’autres moins funestes et surtout dénué du caractère documentaire considéré par l’auteur comme étant prioritaire.
« Controverses » ressemble à toute salle d’attente. Les photographies exposées se parlent comme des inconnues n’ayant de points communs que cet instant particulier où leurs rendez-vous se sont chevauchés. Après, qui sait si elles se reverront un jour. Devons-nous leur demander de sympathiser ou de se ressembler ? La comparaison vous semble exagérée ? Une exposition-compilation est à l’image de toute manifestation collective. Lisez le synopsis des films concourants pour la Palme d’Or de Cannes, ou le résumé des romans en lice pour le Comar d’Or, et vous serez étonnés par la diversité des sujets traités.
A Cannes le vrai faux documentaire (Moore), l’amourette à l’eau de rose, le film français de service, la superproduction Hollywoodienne, le film bouleversant à ne pas manquer, le film à scandale et quelques spécimens du cinéma – toujours inattendus – d’Extrême Orient…beaux et surtout disparates plateau. Pourquoi ne crie-t-on pas au scandale ? Parce qu’à « Controverses » c’est la mort qui rode à chaque recoin. Pendus, engloutis, égorgés, torturés à mort, faux suicidé, crevés de faim, accidentés, beautés passée, anciennes gloire…La mort lui arrive souvent de se déguiser. Relisez Allan Edgar Poe.
Quel beau lieu pour exposer des images à lire, à feuilleter, à parcourir, à marquer, à mettre à l’index, à ranger, à jeter, à relire, à prêter, à dédicacer que les étagères de livres Car après avoir investi le Musée de Lausanne, cette exposition trouve idéalement sa place à la Bibliothèque Richelieu à Paris. L’ajout du sous-titre « Photographies à histoires » fut intelligent. Les forums de discussion on été pris d’assaut pour crier au scandale : Pourquoi exposer des photos macabres, des images dégoutantes, des vues insupportables, des œuvres scandaleuses ? Oui pourquoi ? Parce que l’on confond montrer et fêter. Tout comme lire un texte dans un livre, regarder une image dans une galerie d’exposition n’est pas toujours heureux.
Exposer n’est pas festoyer
Certes être invité, se voir servir un cocktail, se soumettre à des éclats de flash, saluer les uns, embrasser les autres ressemble à une kermesse. Si un vernissage a certes un coté festif, il n’en demeure pas moins que disposer des photographies dans un espace n’a rien de ludique. Qu’est ce qu’une exposition ? pourquoi montrer ? à qui ?
Un photographe expose pour clore un travail, il semble dire : « voilà ce que j’ai vu, comment j’ai vu ou pourquoi j’ai vu ». j’ai posé la question lors de la dernière exposition chez Mach (lisez Mahmoud Chelbi responsable de l’espace d’exposition l’Aire libre d’El Teatro), Mohamed Ali Belkhadhi répond par un long silence plus qu’éloquent, Omar Ghdammsi qui expose bientôt affirme : « pour s’exposer », Mahmoud Chalbi : « pour exploser »….ceci est du côté des exposants, mais que pensent ceux qui visitent, ceux qui achètent, ceux qui critiquent ? Vaste débat qui ne peut être complet sans la principale, la première, la plus importante : c’est quoi un artiste ?
Quelque jours plus tard on me fit l’honneur de me nommer membre du jury du Grand Prix de la Ville de Tunis des Arts Plastique. J’ai regardé des peintures, tournoyé autour de sculptures, vu mon reflet dans des céramiques et lu des photographies. En mon âme et conscience j’ai voté.
Encore une fois je ne comprends pas comment des photographies peuvent-elles porter l’étiquette « Art Plastique ». je sais qu’encore une fois on va me taxer de réactionnaire, je m’expliquerai la prochaine fois, sinon ce texte s’étirera davantage et on dira encore que j’en fais trop.
Le lendemain, le presque tout Tunis était là pour la cérémonie de remise des prix. Dans la grande foule des gens qui montaient et redescendaient l’escalier, les visiteurs qui passaient et repassaient de salles en salles et les groupes qui s’agglutinaient autour des amuse-gueules (cela s’appelle comme ça) quelqu’un à crié : « Il y a trop d’artistes !!! ». Allez savoir s’il confond l’affluence du public avec les membres de l’union des plasticiens tunisiens ou s’il parlait du nombre d’œuvres accrochées…j’aurais dû le lui demandé ? Non je connais la réponse, valable ici comme ailleurs.
Aujourd’hui comme jadis trop de gens se croient artiste, quelques uns vont jusqu’à se présenter ainsi. Je pense qu’artiste n’est ni une fonction ni une situation mais le sommet d’une échelle de valeurs. Artiste ; cela veut dire individu hypersensible excellant dans un domaine artistique et donnant des émotions à vivre. Si on peut affirmer qu’une œuvre est artistique, seule la postérité décide qui a mérité de porter le titre d’artiste .
Sans « Controverses » et le texte de Mesplé, je n’aurais pas connu Masha et appris les circonstances de sa mort. Mais d’autres part à l’instant où je suis attristé par le sort de cette combattante pour la liberté je me désole pour le nombre incalculable de victimes sans noms ni visages qu’on enterre à la nuit tombée. Nous sommes encore loin du jour où en dira qu’on en a assez de ces photographies !!! Il y aura toujours des écrits pour dénoncer et des expositions pour montrer – avec ce qu’il faut comme accompagnement pédagogique – ce que l’homme est capable de commettre de plus vil.
Arrêtez de faire la guerre et il n y aura plus de photos de guerre !!! L’équation est simple.
Hamideddine Bouali
26 avril 2009

(1) “Terre promise texane, sur les traces de Columbia” de Safieddine Bouali, édité à compte d’auteur en 2008.
(2) voir Chronique osée du 29 mars 2009
(3) voir Chronique aquatique du 31 mars 2009
(4) voir sur ce même blog Chronique XXV ” Déclarons la photographie d’utilité publique…et le photographe bienfaiteur de l’humanité !” : http://du-photographique.blogspot.com/2008_07_01_archive.html

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concrete fun

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« Vous au moins vous ne risquez pas d’être un légume 
puisque même un artichaut a du cœur ! »

Photo Edward Weston- artichoke halved 1930-Center for photography, Arizona Board of Regents

C’est dans le film «Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain» que l’héroïne du film adresse au méchant de service cette cinglante phrase. Avoir du cÅ“ur, voilà ce qui est de plus en plus rare de nos jours, au point que ceux qui l’ont sont taxés de mauviette !!! Où va le monde ? 

Le temps des images
Belles récoltes en vue pour le prochain World Press Photo, la guerre c’est des images de vigoureux soldats en battle-dress, de courageux combattants à l’affût, d’enfants ensanglantés, de maisons détruites, de visages en pleurs… Sauf qu’il y a bien longtemps que Robert Capa a affirmé après la seconde Guerre mondiale que : “La guerre est une actrice vieillissante de plus en plus dangereuse, de moins en moins photogénique”.
Dans l’article intitulé « Au moins une Palestine sera libre », une phrase avait heurté la sensibilité de certains lecteurs : « Je hais la politique parce que la politique s’en fout des personnes, des individus et des identités… Je n’ai jamais aperçu un peuple et vous ? ». Voilà qu’un confrère vient appuyer mes opinions.
La semaine dernière, je reçois un mail à propos de l’inauguration de l’exposition “6 milliards d’autres†qui a lieu du 10 janvier au 12 février courant au Grand Palais à Paris. En vous connectant au site www.6milliardsdautres.org, Yann Arthus Bertrand, connu pour ses livres de photographies prises depuis le ciel, raconte comment l’idée lui est venue de poser le même questionnaire à 5000 personnes des quatre coins du globe (c’est peut-être la raison qui fait que cela ne tourne pas rond !!!).

Probablement la plus belle photographie de la terre réalisée, depuis la Lune, il y a exactement 40 ans. Décembre 1968. Apollo VIII (Jim Lovell, William Anders et Franck Borman)

Yann Arthus Bertrand explique l’origine de son idée : « Tout est parti d’une panne d’hélicoptère, un jour, au Mali. En attendant le pilote, j’ai discuté avec un villageois une journée entière. Il m’a parlé de son quotidien, de ses espoirs, de ses craintes : sa seule ambition était de nourrir ses enfants. Interrompu dans mon travail pour un magazine, je plongeais dans les soucis les plus élémentaires. Et il me regardait droit dans les yeux, sans plainte, sans demande, sans ressentiment. J’étais parti photographier des paysages, j’ai été captivé par ce visage, par sa parole. Par la suite en survolant la planète pour réaliser « La Terre vue du Ciel », je me demandais souvent ce que je pourrais apprendre des hommes et des femmes que j’apercevais en dessous de moi. Je rêvais de pouvoir entendre leur parole, sentir ce qui nous lie. Car vue d’en haut, la terre apparaît comme une étendue immense à partager. Mais dès que je me posais au sol, les problèmes commençaient. Je me retrouvais confronté à la rigidité des administrations de chaque pays, et surtout à la réalité des frontières instaurées par les hommes, symbole de cette difficulté de vivre ensemble ».

capture d’écran du site www.6milliardsdautres.org


« L’Å“il était dans la tombe, et regardait Caïn »

Difficile aujourd’hui de ne pas parler, encore, de Gaza, après avoir lu l’introduction humaniste d’Yann Arthus Bertrand. Vue d’en haut, de loin ou assis confortablement devant sa télé, le monde est réduit à sa plus simple expression. Aucun moyen de transmission ne peut se substituer à la vraie connaissance des gens. Les relations épistolaires, le tchat, MSN, hi5, Facebook, les téléphones portables, les e-mails, les sms n’ont jamais le pouvoir de transmettre l’émotion ressentie quand on regarde une personne droit dans les yeux, d’écouter son timbre de voix à bout portant, de sentir son odeur et de la toucher au sens figuré et, si affinités, au sens propre. Même les armes, à l’image de la communication entre les gens, s’utilisent de loin, cultivant la lâcheté. Les obus sont aveugles, les roquettes sont folles, les missiles « fire and forget », que l’on tire de loin en rebroussant chemin avant qu’elles n’atteignent leur cible, les armes BVR (Beyond the Visual Range), que l’on lance au-delà de la portée de vue… C’est ignoble. 

Combien de soldats ont évoqué leur hésitation avant d’appuyer sur la gâchette parce que celui qui est pris pour cible l’a regardé dans les yeux ? Les mémoires des guerriers des conflits d’antan sont remplis d’hésitations, de questionnements et de doutes. Face à face la donne est différente. Que c’est facile de dire du mal de quelqu’un dans son dos, mais cela est bien difficile de le faire en face !!! 
Celui qui réussit à tirer sur un individu en sachant qu’il le verra fermer ses yeux pour toujours n’en sortira pas vivant. Cette image le suivra toute sa vie comme Caïn vivant avec le regard d’Abel. Oui car nous sommes tous frères, même si ces paroles paraitront pour certains ringardes et caduques, je ne cesserai jamais de les répéter. 
Dans un poème de « La Légende des Siècles » intitulé « La Conscience », Victor Hugo consacre une centaine de vers sur le remords de Caïn, poursuivi par un Å“il omniprésent. Caïn ira jusqu’à s’enterrer vivant. Il sera l’exemple de tout homme incapable de fuir sa conscience : « L’Å“il était dans la tombe, et regardait Caïn ». On croit, à tort, qu’en évitant le regard de sa victime on échappe à celle de sa conscience, mais ainsi on ne fait qu’ajouter à la cruauté de l’acte la couardise de la conduite.
 

Guerre des passions
On ne peut pas vivre sans amours, sans ardeurs, sans penchants pour quelqu’un, pour une cause mais la passion, on le sait, vous empêche d’avoir la faculté de discernement.
Tant que ce sont les passions et non le bon sens qui guident les opinions, tant que ceux qui soutiennent un des deux camps, le font de loin assis confortablement dans leur quotidien, tant que les victimes ne sont pas également traitées, ce conflit perdurera. Les discours polarisés, les arguments valables unilatéralement, les intransigeances criminelles, les entêtements aux conséquences funestes conduisent les populations civiles – au cas où on retrouverait leurs cadavres – droit vers les cimetières.

Guerre des mémoires
J’ai lu dernièrement « Suez 1956, Naissance d’un tiers-monde » de Marc Ferro paru en 2006 chez Complexe Ed. Je vais peut-être dire une bêtise, mais tant pis. Aucun acteur de cette affaire n’avait une vue globale de ce qui avait précédé les événements qui ont abouti à son déclenchement. Le comportement de certains dirigeants révélait leur ignorance de faits pourtant concomitants et directement en cause. Ce qui se passe maintenant à Gaza, ou ailleurs, ne sera connu dans le détail que dans deux decennies. Vous aurez entre-temps oublié Gaza 2009, sauf si vous êtes historiens, fin politiciens, parents de victimes ou anciens combattants, les autres seront devant leur télé à suivre dans le journal du soir les dernières nouvelles d’un autre conflit, un film ou un match de football !!! 
Dans « Les Grands dossiers des Sciences-Humaines » N°13 daté déc-2008/jan 2009 » Marc Ferro écrit que lors du tournage du film documentaire Verdun (1966), les réalisateurs Daniel Costelle et Henri de Turenne : « Ont fait se rencontrer à Verdun des anciens combattants français et allemands. Que c’est-il passé ? Ils s’étreignirent en pleurant ! Cette scène confortait mon intuition selon laquelle ces anciens soldats en voulaient au fond plus à ceux qui les avaient envoyés à la guerre qu’à leurs ennemies ».
Tout cela est à méditer.


Guerre des images
Les enfants qui meurent par un tir de mortier, qui disparaissent sous les bombes, qui crèvent de faim, qui décèdent de SIDA…me fondent le cœur. Une mère qui cherche ses enfants dans une morgue, un père qui tient son bébé sans vie, une petite fille qui gémit de douleurs…Qui peut voir ces images intolérables à longueur de journée ? Les chaines devraient arrêter de diffuser ces images au grand public. Le premier jour c’est choquant, le lendemain c’est attristant, le troisième jour les spectateurs se sont habitués et c’est exactement ce qui ne devrait pas arriver. La banalisation est le pire ennemi de l’humanité. 
Les criminels savent, qu’après une période de vives émotions, leurs délits quittent la Une des journaux pour régresser en priorité…la diplomatie – machine d’une inertie déconcertante – fait écran, les forfaits se poursuivent, entre temps, les civils continuent de mourir.
Je suis photographe donc bien placé pour connaitre le poids des photos mais aussi leur pouvoir traumatisant. Lors de la guerre du Vietnam, les groupes d’opposition ont projeté au Sénat américain les photos du massacre de My lai, ignoré à l’époque du grand public. Des décisions furent prises. Oui aux images comme preuves intangibles des crimes et des méfaits commis mais pas d’une manière brute et brutale. A-t-on pensé un seul instant aux enfants et aux âmes sensibles en publiant en pleines pages des photographies d’une telle cruauté, en diffusant en boucle des séquences si atroces ? 
J’avais huit ans quand la guerre du Viêtnam fut devenue le volet principal des informations. Je me rappelle avoir fait plusieurs cauchemars dont un qui m’a plusieurs jours épouvanté au point que je ne voulais plus aller en classe. Je me souviens avoir raconté à mes parents qu’un bateau allait venir accoster devant l’école – bien que située à une trentaine de kilomètres de la côte ! – pour nous emmener à la guerre !!! Mes parents ont su me rassurer. J’ai repris le chemin de l’école en devenant viscéralement un anti-guerre. Qui aujourd’hui prends la peine d’expliquer à ses enfants, sans passions ni parti-pris, ce qui se passe en Palestine ?

Nous avons perdu les morts, ne perdons pas les vivants !

Hamideddine Bouali

16 janvier 2009


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Luces navideñas... ya estan aquiiiii....
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galeopics posted a photo:

your pictures (my favorites) # 22

1. The Room, 2. Carolo Concrete, 3. Red trailer, 4. Magic Bus,sort of., 5. Singin’! It’s just an illusion (2), 6. Remember those vanished years., 7. Untitled, 8. Cosmic, 9. The rural summer tour 2008 #10, 10. Monument Valley #2, 11. lomoColorsFaked, 12. no fun, 13. filippa lll, 14. Boxes in urban jungle, 15. Alex, 16. ., 17. "no one knows I’m gone", 18. Lecture à voix haute, 19. Weite, 20. …and breathe out, 21. oO, 22. Untitled, 23. Tamara, 24. c’est ouvert, 25. Paris-Melun, 26. Starting out with nothing but crippling doubt, 27. *, 28. Design nordique & baie de brassage #01, 29. Untitled, 30. Smells like teen spirit, 31. Take a tulipe, 32. the offering / l’offrande, 33. Untitled, 34. first aid of sociability behaviours rehearsal XI35. Not available36. Not available

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★¢ℓαÑα posted a photo:

. A Good .DaY.

Dancin’ in the moonlight
Everybody’s feelin’ warm and right
It’s such a fine and natural sight
Everybody’s dancin’ in the moonlight

We like our fun and we never fight
You can’t dance and stay uptight
It’s a supernatural delight
Everybody was dancin’ in the moonlight .

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. A Good .DaY.

August 25th, 2008 Posted in photo blogs Tagged body, el, flickr, fun, hot, la, light, moon, natural, people, photo, photos, up, warm






Trait pour trait


Dès que j’ai vu ses photographies, j’ai désiré me faire portraiturer par Susana Paiva. Sa photographie a du panache. Une maitrise rare de la lumière, une vision clairvoyante de l’espace et un respect du sujet, que faudrait-il de plus pour qu’un photographe soit classée parmi les grands ?

Elle est venue me voir pour me dire que la lumière n’était pas intéressante ce jour-là, on verra demain en passant sa main sur ma joue. J’avais totalement oublié sa promesse quant elle est venue le lendemain pour me prendre par la main…On monte là-haut, me dit-elle.

Arrivées à ce lieu plein de mystères qu’est le promontoire supérieure du fort lazaret, Susana Paiva me demanda de me mettre devant un mur, tira son petit appareil numérique et fit quelques réglages. Elle n’arrêta pas de parler tout le long de la séance de prises de vues qui dura une quinzaine de minutes. Il lui arrivait de se déplacer de quelques centimètres et de me demander, avec sa voix chantante et charmeuse, de faire de même, de regarder à ma gauche puis en face…après chaque déclenchement elle vérifiait le résultat sur l’écran, puis reprenait le même scenario.

Celui qui nous verrait de loin, et si en plus il serait dans notre exact prolongement et avec l’aplatissement des plans, pourrait nous prendre pour un couple en train de danser. Ce n’est pas rapide comme une valse, ce n’est pas saccadé à l’instar d’un tango et cela ne ressemblerait pas à une salsa parce que nous nous tenions droit. Cela ne pouvait être qu’un slow. Avec ses sujets, Susana entretient une relation presque charnelle, une connivence est nécessaire sinon c’est raté d’avance. Face à un sujet, elle ne se contente pas de la vue, il lui faudrait en plus le sens du toucher, peut-être pour la chaleur qui s’en dégage. Cela influe sur sa photographie : ces prises de vues sont en fait un corps à corps. Elle ne veut en aucune manière dominer son sujet mais l’étreindre. Le couvrir pour mieux le comprendre. Le saisir non pas dans sa totalité mais en son essence. Certains photographes se prennent pour des dompteurs essayant de calmer un fauve, puis de lui faire faire ce qu’ils désirent. Susana est une mère, couvant son sujet, en le photographiant, il devient, tout naturellement, sa progéniture. Une adoption nécessite des préalables ou un préambule. Elle se situe alors par rapport a son sujet et dans l’espace qui les ré(unit). Avant de mettre son œil dans le viseur, elle regarde, contemple et réfléchit puis se décide. Il lui arrive de ne pas déclencher. Aucune précipitation dans ces gestes, pourtant la lumière du crépuscule est aussi fuyante qu’insaisissable. Elle prend tout son temps avant chaque déclenchement, ignorant volontairement la possibilité de réaliser une centaine par minute, et choisir après, comme le font un grand nombre de photographe.

Demander à Susana combien dure une séance de prises de vues reviendrait à demander à une mère, qui vient juste d’embrasser son enfant, combien cela a duré ! Le temps ? Elle ne s’en soucie pas. De toute façon il marche, à quoi bon s’en inquiéter. Alors elle l’enjambe, le contourne et l’ignore. C’est ainsi seulement en apparence, car en réalité elle est devenue photographe par peur de la mort. En photographiant, elle croit fuir le temps de peur de rencontrer l’ange noir au coin d’une rue. Avec une telle conduite, elle ne peut qu’adhérer aux paroles de Confucius qui disait que : « Celui qui ne sait pas ce que c’est que la vie, comment saura-t-il ce que c’est que la mort ? ».

Elle ne peut faire autrement que de se mettre en contact avec son sujet. Ensemble rien, se convainc-t-elle de croire, de funeste ne pourrait arriver. Et même si par malheur cela surviendrait, à deux ce serait moins insupportable. Faire des photos est donc une riposte, une parade, une armure…une prière. Un chant pour la vie.

Dans ses photographies le temps est une dimension hors-cadre, hors sujet et presque hors-propos. Le « maintenant » tient lieu d’absolu. Le présent éclabousse le passé et déborde sur le futur, tout comme une mère qui oublie la notion du temps en présence de son enfant. Ce qui explique son désir vital de se mettre en face d’un sujet, de déclencher et de faire des photos sans qu’il y ait nécessité de les voir tirées. Si regarder une image c’est se retourner en arrière, alors Susana n’en veut pas. Sa photographie serait, d’abord pour elle-même puis pour ceux qui verront son œuvre, une indispensable inspiration.

Susana, je l’ai senti lors de cette séance de prise de vue, a gardé les vieux reflexes de la photographie argentique ; chaque prise de vue est importante. Pour mon portrait, tout comme pour le sujet qu’elle a exposé à Ghar el Melh, Susana n’ambitionne pas de rendre compte ou de jouer l’objectivité. Elle se satisfait de réaliser une image qui soit une citation de l’instant dont le sujet serait les mots et sa photographie la grammaire. Elle ne pourrait jamais réaliser une photographie dérobée, à moins que le sujet s’y prête ou s’invite de lui-même…un instantanée, un flagrant moment, un instant décisif…mais ce n’est pas cela ce qu’elle recherche. Si on devrait être forcé de distribuer les photographes, il y aura les arpenteurs et les métronomes. Susana n’est ni l’un ni l’autre, elle est photographe du sujet.

Hors du temps et presque en dehors du monde, ses images seraient un catéchisme…Sacraliser ce qui est devant son objectif c’est pour Susana Paiva une religion dont elle se veut l’apôtre.

Susana Paiva et Hamideddine Bouali

18 juillet 2008
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Citronnade, Nénetses et coup de soleil (suite et fin)

L’aventure du Corsaire
Pour la troisième année consécutive Ghar el Melh se voit affublé d’un quotidien, le seul organe de presse que ce village a connu. Évidemment cette feuille de chou est partiellement rédigée quelques semaines à l’avance. Avec tout ce qu’il y a à faire ou à superviser, il ne pouvait en être autrement. Et puisque je ne me voyais pas signer tous les articles que j’écrivais, je me suis amusé à attribuer à quelques un des auteurs différents. Mon père qui me relit et me corrige m’a ainsi fait remarquer que de mes deux filles – Jenaina (13 ans) et Fatma (11 ans) – c’est la benjamine qui fait le moins de fautes, en sachant pertinemment que le cancre en accords de verbes et en grammaire c’était bien moi ! Je suis allé cette année à Ghar el Melh en bus, et pour occuper mes deux charmantes filles, je leur ai demandé de lire chacune l’article qu’elles ont – soi-disant – rédigé. Ajoutant que : « au cas où on vous interrogerez vous trouverez quoi répondre ! ».
Écouter Fatma lire pour la première fois le mot « Da-gue-rré-o-ty-pe » dans un bus cahotant avec une chaleur caniculaire cela me rappelle la série de sketch d’Eric et Ramzy : « Ce soir nous allons ensemble apprendre un mot, ce mot nous ne le connaissons pas, ni vous ni nous…».
Le café en face du fort est devenu le siège de la rédaction du Corsaire. Tout le monde y a mit la main. André Marzuk a évité bien des lourdeurs en suggérant des raccourcis stylistiques à quelques minutes du bouclage. Ma sœur Houbeb (née Bouali) Khéchine – qui se vante d’être l’épouse et la sœur de deux réceptionnaires du prix nationale de la photographie – a joué aux reporters et ces trois enfants à l’intendance. Marianne a – entre une interview et une visite guidée – relu sans avoir eu le temps de tout corriger, d’où quelques coquilles.

Super Ali, Anissa joli cœur et Système imeD
Ali, coiffeur de son état, est là depuis les premières éditions. Affable, prévoyant…il te tend un café avant même de l’avoir demandé, une poignée de clous d’accrochage alors que les photos n’ont pas encore été encadrées, il est l’archétype du bénévole : il est là avant tout le monde et attend que l’on soit tous rentré pour quitter les lieux. Que ferions-nous sans notre super Mario ?
Elle est venue spécialement de Paris, pour être de la partie et soutenir son cher papa. Anissa Jabeur possède de son père l’art de la négociation, et de sa mère le sourire. Effectivement ces Rencontres sont en quelque sorte une affaire de famille, sinon cela ne marche pas. Anissa venait souvent me voir, et quand elle est à un mètre de moi je n’ai jamais deviné si elle va m’annoncer une bonne nouvelle ou alors l’imminence d’une catastrophe. Chaque manifestation a besoin d’une Anissa pour tempérer, atténuer et sauver une situation soit par un sourire dévastateur ou une diversion très diplomatique.
On lui a confié la responsabilité la plus courte en durée mais la plus difficile. Imed Belhassen s’est occupé de la restauration et du logement.
C’est la seule fois où le resto n’a pas eu de problème d’approvisionnement. Imed prévenait le cuistot : « aujourd’hui nous seront 36 à déjeuner et 41 à dîner », il ne se trompait que rarement et même si le compte n’était pas bon c’est que quelques uns ont mangé pour deux ! Populaire la soupe !
Le soir venu, le voir errer d’un bungalow à l’autre – avec sous le bras matelas et oreillers – essayant de loger tout le monde bien que le temps de sommeil pour la majorité d’entre nous se comptait non pas en heures mais en minutes, me faisait de la peine. Certain jour cela tiendrait du casse-tête d’une souris de laboratoire dans un machiavélique labyrinthe. Il s’en est sorti avec brio.

Astronomes ! À vos yeux
Aucune journée de travail n’était possible sans l’idée que cela finirait les pieds dans l’eau à Sidi Ali el Mekki. Ce moment de repos était nécessaire, après avoir tant discuté, marché, accroché des cadres, tapé sur le clavier, résolu des problèmes. Couché sur le dos – à même le sable – le spectacle, gratuit et d’une rare beauté, s’offrait à qui voulait le voir. Mon neveu, Mohamed Ali, féru d’astronomie, ne trouvait pas ses mots le premier soir. A Tunis ; La Grande Ourse, l’Étoile polaire, Alpha du Centaure étaient bien visibles mais ici à part les stars, les figurants aussi furent invités sur scène. Ils étaient – presque tous là – à se pavaner devant ce fabuleux décor, jouant au funambule sur la Voie Lactée…certaines ont perdu l’équilibre…vite un vÅ“u !!!
Le clair de lune éblouissant dans cette obscurité totale, donnait à la plage un éclairage féerique. Les couleurs n’étaient plus colorées, une agréable sensation de présence des êtres et des choses avait pris leur place. La meilleure preuve de cette impression, c’est la difficulté de se rappeler ces images là, il n’en reste que des émotions. Je me souviens avoir dit – alors que notre astre de la nuit était à son premier quartier : « tant que la photographie ne peut pas restituer cette atmosphère, il y aura toujours des moments à vivre et non à photographier ».

Parler et s’enrichir ou se taire et méditer
Dans ces nuits-là chacun avait son rituel. Certains étaient assoiffés de parler : je fus témoin d’une grande discussion à propos du pluriel de ciel. Ciels ou cieux ? Trente cinq minutes d’échanges d’idées lumineuses…dommage personne n’a pris note.
D’autres ont retroussé leur pantalon, trempant leur corps jusqu’au mollets et se sont dit : « je suis…ici » à l’instar de Hela ou de Hejer. Rabaa prit l’habitude de cheminer en longeant puérilement les premières vagues, Rania regardait l’horizon sans voir ni le ciel ni la mer…l’horizon comme simple ligne, l’horizon comme trait. Aux premières heures de la journée, Natalia noyait sa fatigue dans cette mer paisible, accueillante et régénératrice.

Fatal Erratum
C’est la première fois que l’on me confie la conception du catalogue des Rencontres. Le mois de mai fut intense en échanges – par e-mail – avec d’abord les membres du comité puis avec les photographes. La dernière semaine fut particulièrement chargée au point qu’il fallut communiquer plus rapidement par téléphone portable. Le catalogue fut prêt à temps et dès sa distribution on vint me voir pour les réclamations d’usage, la perfection n’est ni humaine ni de ce monde. Natalia Jaskula fut, de l’avis de tous, celle qui fut la plus lésée. Il aurait fallu bien évidement reconnaître son travail de prospection, de contact, de collecte et de transport des expositions des photographes polonais ainsi que celle de Susana Paiva. Son travail de scénographie – qui a donné aux Rencontres de l’année dernière et de cette année une très haute facture – aurait dû être particulièrement applaudi et noté sur la page de garde de cet ouvrage.
Dans le texte : « Déclarons la photographie d’utilité publique…et le photographe bienfaiteur de l’humanité », il fallait lire « il est temps de reconnaître l’incontournable rôle des commissaires d’exposition » et non « il est temps de reconnaître l’incontrôlable rôle des commissaires d’exposition ».
Autre malencontreuse coquille, dans la double page consacrée à Amine Messadi, un moment d’inattention a fait que dans sa biographie c’est le nom de Karim Maamri qui apparait. Qu’il nous excuse.

Peut-être un caprice de Marianne !
Marianne Catzaras s’est toujours réservé la rédaction du troisième texte de présentation du catalogue. Cette année, dans la précipitation des derniers jours avant le bouclage, Marianne m’envoie son texte par E-mail et oublie de le titrer. Après mes sollicitations, à la limite du harcèlement, elle m’envoie un texto ainsi libellé (je respecte l’exacte graphie) : « peut-être le courrier de marathon ». Avec l’innocence des enfants j’ai cru que tout le contenu du sms était le titre de son texte alors qu’en réalité elle hésitait encore et demandait mon avis !

Des lauriers pour Lilia
Lilia Benzid, membre du comité des Rencontres, n’a pas été présente autant qu’elle l’aurait voulu. Sa fille Salma passait son bac au moment des derniers préparatifs et attendait le résultat alors que les animations avaient commencé. Salma fut reçue avec une exceptionnelle « Mention très bien », et cela valait la peine de sécher les 6e Rencontres pour une aussi noble raison.

Effet Ghar el Melh !
Quant on lit les manchettes des quotidiens ou les Unes des journaux télévisés à propos des guerres qui se préparent, des haines qui se montent et du pseudo choc des cultures, il m’arrive de me demander qu’est ce qui se passe à Ghar el Melh pour que des individus venus de pays et de cultures différents, parlant différemment et ayant des croyances diverse arrivent à ce point à s’entendre ? Parce que – Polonais, Portugais, Libyens, Français, Tunisiens – on s’est d’abord aimé dès les présentations…alors naturellement on s’est compris. Est-ce bien cela l’effet Ghar el Melh ? C’est peut-être le ciel (de Ghar el Melh) qui nous unis, couvre et nous protège qui en est responsable…je l’ai déjà dit dans un texte paru dans le blog : nous sommes minuscules mais nous sommes là pour nous en rendre compte. Notre supériorité se situe dans cette conscience de soi (je plagie Blaise Pascal). Entre la pratique de la photographie, activité tout compte fait égocentrique et focalisante (certain vont me critiquer pour la formulation et le néologisme) et regarder l’immensité du ciel, nous nous sommes remis à notre vraie place.

Amarcord
Gaël Coto se rappelle sûrement la discussion que l’on a eu à-propos du cinéma de Fellini, lui préférant Fellini-Roma, moi Amarcord (io mi riccordo = je me souviens), l’un est l’autre sont une suite de souvenirs, d’anecdotes et d’histoires…avec le temps les uns sont enjolivés d’autres défigurés. Tous ce qui nous arrive depuis leur vécu – jusqu’à leur évocation aujourd’hui – les détient d’une certaine manière. Alors les Rencontres ont-elles étaient telles que je viens de les raconter ? Se sont-elles passées ainsi pour tous ceux qui y étaient présents.
Contrairement aux autres années, je n’ai fait aucune photo d’ambiance, préférant le faire avec mes yeux puis les enregistrant dans mon cœur. Si vous avez des instantanées des Rencontres en fichiers numériques – ou comme moi en fichiers émotions – n’hésitez pas à me les envoyer afin de constituer l’album de cette inoubliable réunion de famille.

Hamideddine-6e Rencontres
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26 – June 29, 2008
Scheduling

Les Rencontres Internationales de la Photographie de Ghar El Melh have become the great appointment of photography in Tunisia. Photographers from all sides: confirmed, new, children and the general public expect the last week of June to look, listen, do speak… all the senses will be arrested. Exhibits, workshops, panel discussions, slide shows a menu is also gratifying that teaching.
Exposures
Since its invention, photography continues to metamorphose, to the point where it seems that every photographer, creating its subject, invents its own medium. Each edition of the Rencontres is an anthology of looks from here and elsewhere previously. Venues from abroad or Tunisia, exhibitions are always a certain way of seeing the world. In Bamako as in Arles, Paris or Barcelona, the organisers: commissioner or curator, s’ingénient to build a theme events. In the exhibition galleries Fort Ghar El Melh – former penal colony – where for a long time any event basic freedom was banned today no restrictions are imposed. Meetings Ghar El Melh are a tribute, always renewed, the photographers who sublimate life.

Carte Blanche collectors The exhibitions last year Mustapha Bouchoucha and Victor Sebag had a great success. This year Beit Bennani and Iadh Behi return to submit their shots heart. “Anonymous” is a selection of photographs without mention delved into the fund Beit Bennani, but whose documentary value is undeniable. Soler was the photographer for a long time that any s’arrachait Tunis, he was the photographer official ceremonies, the reporter whose photos illustrated journals from the early twentieth century and a portrait of talent. Iadh Behi offers a choice of savoir faire of this photographer.

Round Tables I: “The pictures today”
(Led by Amar Dhaya, University)

It is possible to consider photography as an area that is sufficient in itself, a stirring panorama as broad as the imagination allows the photographer while being containing photographic. It is also possible to meet a different picture, known as plastic, worked or “photoshopée”, which spans areas, erases labels and demystifies history.
The first provided a wealth of world-famous photographers, a significant amount of works that take the icon. The second, because newer, less is known to the public. Visible only in the galleries, it is for the moment, confidential.
These two photographs meet sometimes violently, through their tenants, with arguments by critics texts and rarely through the works or theories.
All of this leads inevitably to, once again, seeking a definition of photography and a statute for the photographer.

Round Tables II: “The photograph in these relations with the media”
(Led by Mohamed Elhedef, journalist and photographer)

What information should be mostly in their paper version without photographs? A non-illustrated article seems sometimes suspect because the photographers, amateur or professional, are ubiquitous. But this beautiful marriage between the press and the picture is sometimes acrimonious. The scenes of households are becoming common to the point where it is periodically to the brink of collapse.
Photographs published out of context of achievement, false stories, even photographers who manipulate their works have become commonplace.
Like always trains arriving on time and nobody speaks and who become the subject of a scandal without precedent when one of them shows a slight delay, photography fills often marvel at its role . The debate, introduced by a review of photographs that have surprised, shocked or outraged, analyze the path that follows an image of the photographer drive. Course mined, chaotic and often dangerous.

The Night meetings
The evenings of meetings will be set aside for photography, how can it be otherwise, thirst that we organize and you look. In the vast courtyard of the first fort, projections will be organized to add to the vision, the sound of music accompanying commentary or a photographer. Jean Claude – alias Father Fourat – Imed and Donia show every night bêtisier Encounters. This year, a slide show will allow the public to assess programmes carried out by photographers who hope to win “The challenge for Ghar El Melh” trophy that will crown the creativity and boldness.

Photography workshop for children and adults
The workshops, as their name suggests, are more than one site preparations. The result does not count more than the work leading thereto. “The Wall images”, “Life, face and portrait”, “Their photos… our legends”, “Family Album,” are some of the workshops where children give free rein to their imagination, fantasy and innocence. The photographers will be invited to take part and children by the hand to the wonderful world of photography.

Journal of Meetings
Le Corsaire écumera the shores of Ghar El Melh for the third consecutive year. Auditors reported the course of the event, interviews with photographers, citations to remember, excerpts book to read, memorize vocabulary, helping heart of poets, are the topics.

Photo Academy
The Academy of Art in Carthage is a new private school to teach photography in Tunisia. With equipment at the cutting edge of technology, experienced teachers will be glad to show you how to use your digital camera, make a portrait studio and exploit the possibilities of Photoshop. A team of students from this institution will cover the highlights of the day and will screen his interviews and reports each evening.

Back in a work, photography by A. Kahia
What other event could pay tribute to Abdelhamid Kahia? Les Rencontres hope enroll in the Tunisian landscape photography as a reference to consult. A slide show, made after his great book “Tunisia” published in 1964, will explore photography Abdelhamid Kahia, one of the few masters of photography Tunisia.

After midnight
“After midnight” is a meeting, informal and relaxed on the beach of Sidi Ali El Mekki, where interrogations, which have always accompanied the photographer, will be raised. What is a good photograph? The photographer must seek to be happy or to please the public? And the art market! Should we follow or ignore? These are some of the questions which no reply has been unanimously. Here and nowhere else, the digressions are allowed if desired, photography leads to everything and what better place to escape the starry sky of Tunisia and the beach of Sidi Ali El Mekki? The echoes of discussions last year, which ended at sunrise, still resonate today. Some went to bed others have had enough strength to go eat doughnuts and start a new day. The meeting is also this: a performance of physical endurance.

The animations

June 26

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions with Hamideddine
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
22h to 00h: Nocturnes.
The information (students of the Academy of Art in Carthage)
“Back in a work, photography by A. Kahia” Hamideddine
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh
“The bêtisier of the day” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight, meeting informally with photographers.

June 27

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions with Lilia
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
22h to 00h: Nocturnes.
The information (students of the Academy of Art in Carthage)
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh
“The bêtisier of the day” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight, meeting informally with photographers.

June 28

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions” with Marianne
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa ”
“Reporters at GEM” with Lilia
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
Panel I: “The pictures today”
22h to 00h: Nocturnes.
The information (students of the Academy of Art in Carthage)
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh
“The day of the bêtisier” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight, meeting informally with photographers.

June 29

09h-12h: photography workshops for children
“Guided tours of exhibitions with Nathalia
“The wall images with Rania
“Your photos… our legends” with Hajer
“Life, face portraits” with Rabaa
“Family Albums” with Lilia
16h-18h: Workshop for adolescents and adults
“Picture Academy”, with the Academy of Art in Carthage
Panel II: “The photograph in these relations with the media”
22h to 00h: Nocturnes.
“The bêtisier of the day” by Jean Claude alias Father Fourat, Imed and Donia
Slideshows contributing to the Challenge Ghar El Melh and awards ceremony.
“Back in a work, photography by A. Kahia” Hamideddine
Special Info (students of the Academy of Art in Carthage)
Beach Sidi El Mekki
00h to 02h: “After midnight,” Farewell.

Via [Du photographique] freshly translated fron French with Google.[image]

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Last Saturday night, riding the empty metro with some jerk friends nd taking some memorial photos (refer to my photolog) when suddenly a security customer (usually assigned to the metro through the hottest nights with increasing violence in Saturdays and beyond the midnights service) get out the driver booth and told me :”taking photos in the train is prohibited !! give me your camera !”, so my reaction was a big exclamation, my friends stood up and I told him that we were taking self photos, as he smelt the breeze of alcohol he gave up his fury.

The point is every time I tried to take a photo some guy usually the security forces, or even a simple employee, shows up and ask me to stop taking photos, as if I were shooting a nuclear plant or his daughter naked, damn world ! how can I practice photographing if everywhere my cam becomes a spy’s gadget ?

As locals taking photos of the market, people, the little wood next to your city around is always are not welcome : they will ask you to stop, or who you are ? or in some extreme cases :”show me you ID !”, ans so on, even I have developed many techniques of camouflage such as holding the cam in my hand and press the trigger, or try to find a hideout where nobody would notice me, or just talk with the people around creating some kind of friendship that leads to a unlimited photographing license, sometimes I have even paid to take shots.

Despite, If you’re a tourist to a resident foreigner (or just look like), you’ll just get smiles everywhere and take photos as free as a you were shooting your personnel garden, the police, or the people around won’t disturb your open photo workshop : God Bless Tourism !

I don’t understand this exaggerated awareness about the camera, or is it just about the media ? thus that most of the Tunisian think that all local photographers are working certainly for a newspaper, and their rear is justified as the press has been publishing unauthorized photos of many people without any permission for decades (the law has been fixed a few years ago), and all those photographers were pretending to be just making photos for joy or as souvenirs !

But the point is that Tunisian don’t really understand photography, except wedding or ID portrait, here in this country we don’t trust a man with a Camera, just because we don’t know him or we haven’t asked for his services, we don’t see the photos with art issues as they could harm our life making us uncovered.

It’s in the late years with the increasing popularity of the digital photography, that usual people shoot in the open air and that people are accepting those devices becoming a usual tool to memorize warm moments or just for fun, led by the outnumbering of the cell phones with camera, the freak is still on, but it’s getting less expressed to avoid getting damned as a retarded and primate person.

For the police two main reasons are making photography a real state enemy:
First, as those toys cam make videos, they have lately a useful tool to many people who started a propaganda videos, sex scenes or event took shocking videos who instantly spread over the web. Two stories are making sense to this : Two high school teacher shoot their self while making love, and the other is about a dancing policeman.
Secondly, the terrorism threat is making our national security more aware of … everybody, yes me and you and the guy pissing on the wall, as I’ve said before, we have no thought about art coming through photos, if you’re making a photo of the metro, you’re certainly getting ready to blow it, if you have take photos of an office, you’ll certainly come by night and steal its precious documents and if it’s not you, you’ll certainly send it to someone else, if ever you have no intention to any of those terrifying actions, someone in the web will use you photos as a material to harm our beloved republic. In one word, we don’t need your photos you can still make peaceful pencil drawings in a paper.

I have asked to colleagues graduated in law to find to make research and find me all about photography in the Tunisian law, the output will be published as soon as possible, and then I’ll get rid or may be of all this stupid behavior.

Finally, I just want to say , that I want make photos for fun, I don’t want to get nagged by a dirty bastard every time I tried to make an artistic photo,I don’t want to harm none, and I’d like to hear from your experiences and how do you faces such problems.

This is just a republish of an article I did write 2 years ago, since that things haven’t changed a lot.[image]

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kat_mac has added a photo to the pool:

Le Basilique in Le Kef

No one is quite sure of the original function of this building. It may have been built some time in the 4th century as a type of storage depot for silver and grain. Under the Byzantines it became a church. In the 8th century it was converted into a mosque, but today it looks more like it did when occupied by the Byzantines. May locals still refer to it as the Great Mosque.

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GoGozo and its trip leaders put a distinct emphasis on fun, adventure and awareness building. With such exciting activities as riding camels in Tunisia, visiting the Star Wars filming site, or the nightly Balzan street festivals, there is much to experience.

Photographic instruction, including darkroom developing and computer manipulation, is an ongoing backdrop to our adventures. Students are encouraged to carry their cameras at all times and to experiment with new cameras including rudimentary pinholes, and single-use cameras.

Although Tunisians are claimed to be the experts of the Tourism business baking up their strategy through the sunny beaches, the sandy Sahara and a lot of fun, nobody made a statement how funny should be the education thus thus company offers a excellent trip all over Sicily, Malta and Tunisia and do you know why? because this line of marvelous country hold the best and essentials of the Mediterranean beauty, all you can is to take your camera off your bag and start to shoot.

Unfortunately this service seems to be open to European rather than locals, and the point is why we don’t invest a little in such great new business idea, in one part you can get everybody practice photography in the right ways, and in an other hand you can go anywhere including the less concerned area such as mountainous or less know or less visited historic monuments as photography can be operated any where there is a piece of beauty.

IMHO such places as Zaghouan would benefit from such business, the government have tried several years to pump the Tourism somehow there in vain, too far from the beaches and the hotels with couple of major historic monuments, but they never thought about innovation, many tourist nowadays practice photography not just to stamp their last summer travel as much as photography itself.

[Gogozo Website]

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In Tunis, there few events involving photography beside a couple of small festivals, ATB challenge is one of the major and most buzzed events ever without being that great thing about arts, the challenge is about three disciplines: Art (Photography, Cinema, painting), Technology and Business. The photography is the major part of the whole competition involving less than one hundred amateur willing to get one the prizes: 1st prize 7000 TND (About 5000USD), 1000 TND for the second one and finally 500 TND for the last challenger.

This the jury is always a gathering of business man ans celebrities unable to differ photography from art, I have been in the first edition which spots “The national treasures” my main work was a set of photos of Sidi Ali Azzouz(Zaghouan) a splendid and Arabic post-Andalusian style and I was beaten by a guy shooting his hand as “The hand that build Tunisia” and a girl taking El Jem coliseum arches with her mobile phone as a matter of fun.

The event is -unfortunately- not promoting fun as a propaganda like what the bank is smart and it supports arts and young people. Anyway, I keep the faith and stand to see what’s going to be about this edition titled: Mediterranean sea : unionism and diversity.

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